Au Rythme des Cycles

Au rythme des Cycles - La tournée d’inspection du Dronae - épisode 1

Trio

Le Dronae atterrit dans le sifflement de ses disques cinétiques, au centre d’une clairière entretenue. Il suspend son vol à un mètre du sol, scanne ce dernier afin de déterminer sa capacité à soutenir sa masse imposante.
Enfin, le train d’atterrissage touche terre et le silence, ponctué du cris des animaux, reprend ses droits.
Lieu de son inspection : Trio, référence du Tracé : C203 / 315. Une des premières colonies Bruka. C’est un jeune monde à la biodiversité encore croissante. L’océanographie y est plutôt faible. C’est un monde principalement constitué de larges plaques tectoniques séparées par des fleuves océans. Ces derniers sont des bras de mers où l’on peut discerner un amont d’un aval.
 
L’équilibre des trois soleils du système procure à Trio un climat également réparti à sa surface. Il y est partout clément.
La nuit n’existe pas sur Trio, ce qui a façonné une nature toute tournée vers l’énergie des ses soleils. Chaque être, végétal, animal, microbien, terrestre, marin ou aérien, possède des capteurs d’énergie solaire réduisant considérablement l’inter dépendance des espèces entre elles. Sur Trio, la lutte pour la vie est bien moins une compétition que sur la plupart des autres mondes habités. L’équilibre entre les espèces se situe plus au niveau territorial. Toute la problématique de la survie tient à l’espace vital. Et la vie sur Trio a trouvé une solution originale à ce problème.
D’un coté, une vie florissante baignée d’un flot ininterrompu d’énergie, dans un biome idéal à son épanouissement et le tout sans prédateur aucun. De l’autre, un espace limité. La solution, un stricte contrôle de la natalité. Et ce contrôle passe par les représentants d’une branche du vivant, et plus particulièrement, d’une plante. Même si de nombreux types de reproduction ont cours sur Trio, aucun n’est possible sans l’Aparture, une plante terrestre, aquatique et aérienne qui est la seule à posséder la protéine nécessaire à l’accomplissement des processus de gestation des animaux de Trio.

Au rythme des Cycles - La tournée d’inspection du Dronae - épisode 2

L’Aparture ou Etrine

Mécanisme de régulation de la démographie sur Trio :
Toutes espèces vivantes sur Trio dépend de l’Aparture, aussi appelé genèse Etrine, pour compléter le mécanisme de fécondation, de bourgeonnement ou tout autre moyen de reproduction existant sur cette planète.
Tous les êtres vivants se doivent de consommer, d’une manière ou d’une autre, de l’Etrine au moment de la gestation de leur descendance. Si la population du vivant augmente dans une région, l’Etrine se raréfie et le nombre des naissances diminue.
 
Il y’a un lien direct entre l’abondance d’Etrine dans  une région et l’abondance de vie en ce même endroit.
Ce système tend à mettre toutes les espèces sur un pied d’égalité et limite fortement la concurrence entre elles. Les prédateurs sont rares sur Trio et la plupart des animaux sont des végétariens ; On parle ici d’une « mega » espèce, l’ensemble des branches du vivant de Trio constituant une grande espèce dont tous les individus contribuent collectivement à l’évolution de l’ensemble.
Pour peu que l’on n’oppose pas le végétale de l’animal. Mais cela ne semble pas être la question sur Trio, le végétal échappant à la règle de l’Etrine, sa diversité étant plus faible.

Au rythme des Cycles - La tournée d’inspection du Dronae - épisode 3

Aloïd, Dronae persona

La tournée d’inspection du Dronae doit durer trois grands cycles. Son ordre de mission est le suivant :
  • Effectuer un recensement de la population Bio et Métal des colonies de l’Abram sur cette planète.
  • Dresser un bilan de la bio diversité sur Trio.
  • Mettre à jour les données de simulation pour les Servants Solune.
  • S’entretenir avec le Lupin (l’interlocuteur privilégié de la colonie pour les représentants du Traceur) afin de déterminer s’il est « raisonnable » d’installer une Vasque sur Trio*.
*Les Vasques reçoivent la vase, matrice des Intelligences.
 
Le Dronae dispose d’un avatar comme extension naturelle de sa condition de vaisseau. Il se nomme Aloïd. Il possède également plusieurs véhicules adaptés aux différents environnements qu’il rencontre habituellement lors de ses tournées et plus généralement au cours des ses nombreuses incursions en territoire inconnu.
Pour sa visite de Trio, il utilise un planeur de classe Frontalier, doté d’une combinaison autonome totale, d’une moto AG de type Béca, de deux logimecs de combat, de six logimecs de reconnaissance et d’une Intelligence asservie*.
*Les Intelligences asservies sont des extensions d’une Intelligence maître. Elles sont généralement dépourvues de tout artifice non fonctionnel et leur structure Métal est réduite au strict minimum. Elles sont généralement utilisées comme éclaireurs pour des voyages distants par conviction.

Au rythme des Cycles - La tournée d’inspection du Dronae - épisode 4

Iloé, l’île Isolée

Sa première destination : Iloé, l’île Isolée. Cette île est située au centre d’un lac naturel dans le cratère du plus grand volcan de Trio. Les habitants de la colonie installée là, nomment le volcan le Guauvan, ce qui pourrait se traduire par « la Gueule qui protège ».
Aloïd pose le planeur sur le versant sud du Guauvan. Il décide de rejoindre la colonie à pied, accompagné d’un logimec de combat et d’un autre éclaireur.
S’il marche bien il atteindra les rives du lac, sur le versant opposé du cratère dans moins de deux cycles courts. Il pourrait rejoindre le village en deux minutes à peine en utilisant la Béca. Mail il n’est pas pressé et il pourra ainsi commencer son bilan de la biodiversité.
 
Le versant sud qu’il emprunte est une pente douce de roche et de grands cristaux. Une flore rare colore la pierre noire volcanique de teintes rouges ocre. On y trouve principalement des mousses, des petits arbustes et des plantes vivaces. Insectes, oiseaux, reptiles, petits dinosaures et mammifères s’y côtoient, nombreux et en paix. L’Aparture y est abondante et de nombreux animaux, toutes races confondues, se retrouvent autour de ces arbres majestueux pour en manger les fruits tombés à terre.
La totalité des données collectées par Aloïd et ses compagnons d’expédition sont envoyées au Dronae où elles viennent enrichir le flux des informations gonflants le ventre des Outres de conservation de la réalité. Le gros des données proviennent en fait d’une flottille de plus de cinquante satellites que le Dronae a libérés dans l’orbite de Trio, à son arrivée sur la planète.
Le sommet du cratère atteint, Aloïd observe l’île Isolée, en contrebat, petit point au centre de la surface scintillante du lac aux couleurs sombres et dont les eaux semblent infiniment profondes. Sur sa droite, un troupeau de dinosaures aquatiques se laisse dériver au gré d’un faible courant. Parfois, on peut voir l’eau se mettre à bouillonner subitement et des geysers projettent  une haute colonne d’eau et de vapeur dans le ciel. Ils disparaissent tout aussi rapidement qu’ils apparaissent et des nuées de petits oiseaux insectes se forment au dessus de l’écume jaune souffre laissé par le geyser. Les volatiles plongent dans la mousse pour en ressortir aussitôt, généralement avec un petit poisson dans le bec.
Si l’on continue d’observer attentivement la surface de l’eau, on peut également apercevoir des ailerons noirs fendre l’eau à grande vitesse. La houle qui précède l’animal qui nage ainsi à la surface, laisse penser qu’il s’agit d’un poisson ou d’un mammifère de grande taille. Aloïd s’attarde sur cette découverte, s’interrogeant sur les mécanismes naturels qui ont permis à un tel organisme de se développer dans ce milieu clos. Il envoie son drone éclaireurs effectuer des scans rapprochés. Le logimec disparait sans un bruit et il reçoit presque instantanément les premiers clichés de l’animal en gros plans et des radiographies de son anatomie. Il y voit une baleine de trente mètres de long dont le corps est entièrement recouvert de plaques osseuses. Les jointures entre ces plaques laissent apparaître une clarté luminescente sur laquelle s’agglutinent des colonies de crevettes rouges et bleues. Des galeries semblables à des vaisseaux parcourent l’animal et permettent aux petits crustacés de voyager dans l’organisme de la baleine. Les vaisseaux se contractent et génèrent un courant d’eau dans l’ensemble de ce circuit « veineux ». Les crustacés qui entrent dans le circuit sont rouges pour en ressortir bleus. L’animal n’a ni bouche, ni système digestif et respiratoire. Le logimec récence soixante trois de ces animaux repartis en onze troupeaux. On peut apercevoir, sur le corps des baleines,  des chapelets d’algues Aparture dont les crevettes semblent parfois se nourrir.
Aloïd cesse là ses investigations et se promet d’interroger les habitants de la colonie au sujet de cet animal étonnant. Il tarde à se remettre en route, subjugué par la beauté saisissante du Guauvan, de Trio et de son ciel flamboyant, d’Iloé, de sa fragilité, de cette équilibre du Bio.

Au rythme des Cycles - AppSign

Issu d’une famille aristocratique de l’anneau vivant Blanca du treillis Proche Cousin, AppSign, d’alias initial Front Avant, est devenu d’alias Asynchrone. Nous reviendrons sur les événements qui ont amené à ces changements.
 
L’anneau Blanca est un des plus anciens monde BioTek. C’est un vieillard et son espérance de vie se mesure désormais en siècles. Sans l’assistance de ses frères et sœurs il ne pourrait survivre, son organisme n’étant plus capable de se régénérer suffisamment et par la même, d’assurer un habitat sécurisé pour ses habitants. Il n’en reste pas moins une des places commerciales majeures du centre Empire.
La famille d’AppSign est liée à l’habitat. Cette lignée a été créée spécifiquement pour ce monde. AppSign étant l’héritier désigné pour assurer la transition de l’empire familiale vers une nouvelle terre d’accueil.
Mais AppSign rêve d’évasion, de mondes beaucoup plus lointains, d’une destinée bien plus aventureuse.
Sachant qu’il ne peut lutter contre la volonté familiale mais doté d’une intelligence qui ne lui fait jamais défaut, il s’arrange pour être désavoué au profit de son frère qui est finalement choisi pour succéder à leur Sélectionneur, le prince Asha Blanca d’alias le Serment.  AppSign est répudié, mais il est libre.
C’est à cette époque qu’il apprend le passage imminent du Traceur Abram Onéguïne en voyage de moisson. Il demande au Naviguant un entretien et l’obtient. L’Abram, impressionné par l’alchimie subtile de cet intellect si vif, si aventureux et si déterminé, accueille AppSign à son bord et lui confie d’importantes responsabilités au sein de la Pensée d’Evolution qui lui est chère.
Le destin d’AppSign au sein du Traceur semble tout… tracé. La galaxie U7.1, qui n’est pas encore la « Pensée qui nous construit », lui tend les bras. Un territoire à sa mesure.
C’est au terme des trois cycles majeurs du voyage de moisson, peu de temps avant le saut 3,33 qu’AppSign rencontre Nerra, à l’occasion de la fête d’obtention de la clé Burrough.
Nerra officie en tant que shaman de la pensée Canonical d’inspiration Culturelle. Une secte, un gourou, un adepte. Aujourd’hui encore, il reste très surprenant que l’Abram ait toléré l’Eglise Canonical à son bord. Certains y voient une erreur majeure de la part de ce jeune Traceur, d’autres veulent croire en un plan élaboré de longue date. Toujours est-il que cette rencontre est funeste pour AppSign qui confie innocemment sa vie, son âme et son complexe C aux mains de Nerra qui fait de lui l’un de ses nombreux cobayes, sujets de ses expérimentations Psy et plus particulièrement de ses expériences sur l’Asynchronie.
Le principe de l’Asynchronie est simple. Il est fondé sur le postulat que les gènes Bio renferment le pouvoir, à l’image des Intelligences, de maitriser l’effondrement du temps et par la même, de créer des intervalles aptes à la naissance des Simulations, réceptacles de mondes intérieurs.
Il n’a jamais été prouvé que cela soit possible. Par contre, on constate que les Bio ayant expérimentés cette initiation PSY sont souvent frappés de la maladie dite d’Asynchronie qui se traduit généralement par des états récurrents de catatonie.
AppSign est le premier résident du Traceur à être frappé d’Asynchronie. Il erre des cycles entiers dans les secteurs abandonnés du Traceur, en proie à de violentes crises de démence. Il ne se nourrit plus. Sa Sonde Farmer, ne parvenant plus à maintenir son métabolisme prévient, par l’intermédiaire de son Intelligence, le Traceur, que la fin est proche. Ce dernier prend la décision de placer AppSign en stase, le soigne contre son gré et lui propose un traitement qui guérit de l’Asynchronie. Mais il est trop tard, AppSign dit être désormais un « univers de mondes » et qu’il a la responsabilité des milliards d’âmes vivant en son sein. Le Naviguant prend alors la décision de le débarquer, ce qui laisse penser qu’AppSign, dans son état, est un danger pour le Traceur. C’est aussi à cette époque que nous perdons toute trace de Nerra.
Et c’est ainsi qu’AppSign se retrouve sur Akabah, unique monde de la région à l’accepter, seul, malade et sans ressource.

Au rythme des Cycles - Au cœur de la solitude

L’accès au nid est une épreuve en soit. Mais revenons en fedu d’un d’avant.
Aujourd’hui est un grand jour. Je vais rencontrer notre Pilote. Nerveux, pensez donc. Juste un peu sur les nerfs !
Je fais les cent pas sur la terrasse de notre villa. Je me suis levé trop tôt. Je consacre ma matinée à l’étude des trames de Cypri, le dramaturge Prien. Il s’agit, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, de la première œuvre littéraire d’un enfant de l’Abram. Et pour ma part, je la trouve excellente. Un bon point pour notre navigateur. Une prospérité culturelle vaut bien une richesse énergétique, non ? Non. Bon, c’est déjà un début. La poésie sans l’énergie. Cela ferait une belle utopie de colonie. J’en parlerai à l’Abram !
 
Trêve de plaisanterie. Je trépigne d’impatience, requêtant pour la troisième fois la même trame sans la comprendre quand une présence se fait sentier derrière moi. Je me retourne et discerne une silhouette sans réellement voir de qui il s’agit, éblouit par le fort contre-jour. Entourant l’ombre immobile, un halo translucide crépite légèrement. Une voix très grave, à la limite de l’audible se fait entendre.
-« Bonjour »
La voix remonte dans les aigus. Mais si peu.
-« Permettez-moi de me présenter : Uni en Deçà, Intelligence et secrétaire personnel de Monsieur Onéguïne. Notre navigant m’a prié de venir vous présenter ses salutations et vous demande si il vous plairez de m’accompagner au Nid afin de le rencontrer ? »
Je bouge la tête pour profiter de son ombre, fait de mes mains une visière, mais mon étrange visiteur me semble toujours aussi… indiscernable.
Désorienté par son apparence, je tarde à lui répondre.
-« Vous siérait-il ? »
Me siérait-il ! Quelle entrée en matière ! Oui, je crois bien que cela me plairait. Mais je ne sais pas, il faut que je réfléchisse. Demain peut-être… Bien sûre que cela me siée, sombre Intelligence !
-« Oui, avec grand plaisir. Et comment nous… en fin je veux dire… pour y aller, comment faisons-nous ?

Au rythme des Cycles - De la difficulté de devenir un Traceur

Pourquoi semble-t-il si difficile de devenir un Traceur ?
Un Traceur appréhende l’espace qui l’entoure comme nous pouvons voir, entendre, sentir et comprendre notre environnement.
Un Traceur sait interpréter le mouvement des astres, discerner les arcs énergétiques, il voit au-delà du champ de notre perception. Il fait un avec l’espace profond et un tout avec  le Triche. Et tout cela, le Traceur l’apprend. Ce n’est jamais inné et toujours long à acquérir.
 
Mais plus impressionnant encore, cette sensibilité totale de l’extérieur, il la possède aussi pour son moi intérieur. Il sait tout de lui-même et de ce qui le constitue dans les moindres détails, à chaque instant. Il voit, il sent, il entend et comprend tout de son corps. Il maitrise des millions de logimecs simultanément, il perçoit le moindre effleurement sur chaque centimètre carré de sa coque, il veille sur la sécurité et la santé de chacun d’entre nous.
Il pilote la nef, gère la création des nouvelles colonies, assure l’approvisionnement des résidents et des têtes de pont, assure l'exploration  de la galaxie, oriente la politique générale des es communautés, entretien ses Méridiens, préside l’Assemblée Permanente, arbitre les mises en stase des anciennes simulations, équilibre les forces industrielles et psychiques, anime les grands chants culturels. Il aime aussi, pleure peut être… parfois.
Et tout ceci tout le temps et toujours, avant et après. Sans cesse. Sans s’interrompre jamais. Pour nous. Pour nous seulement. Et cela aussi s’apprend.

Au rythme des Cycles - Désenchantées

Les étoiles nous boudent
Elles pensent que nous les avons trahies
Elles voudraient rester seules
Mais nous sommes encore là !

Au rythme des Cycles - Enfin, Abram me voilà!

1J1H

Enfin, Abram me voilà! En approche depuis une bonne heure. C'est dément! Une heure pour apponter... et ce n'est pas encore fini. Mais quelle folie. Ce ne sont pas dix, cent, mille vaisseaux qui gravitent autour du Traceur, ce sont des millions! De toutes tailles, de toutes sortes, de toutes provenances. Ils affluent des quatre coins de la galaxie pour y apporter leurs passagers, leurs cargaisons, pour s'y ravitailler, faire des réparations, rencontrer le naviguant, faire du tourisme, venir, comme moi, y poursuivre des études. Il y'a comme un nuage d'insectes autour du Traceur. Et parfois, au milieu de cette multitude, émerge un monstronef, une paquebelle, un lehouine. Si gros en comparaison de la myriade de navires, si insignifiant au côté du Traceur!
Y'a-t-il des couloirs de navigation, un semblant d'ordre dans cette anarchie de trajectoires? La vitesse des navires est inversement proportionnelle à leur taille. Ce qui fait ressembler les navettes à des nuages de mouches en colère tournoyant follement autour des gros cargos débonnaires.
La taille intermédiaire de notre goëlle ne nous permet ni de nous faufiler entre les autres vaisseaux, ni d'être prioritaire face aux gros mastodontes. Alors l'attente s'éternise... et ce n'est pas pour me déplaire. Je passe le temps sur le pont d'observation tribord, celui de la bibliothèque. Ici, je peux y trouver toutes les informations et illustrations voulues sur les autres navires qui s'approchent de nous.
Le Galé d'alias Vieille Ecorce, un transal de classe Hypo. Un magnifique navire, tout en finesse. Très rapide pour sa taille.
Archiblade d'alias Sans Trace. Un huilier si grand que son champ de normalisation grésille sur tous les boucliers du Traceur.
Les Logis de la colonie itinérante Du Chapelet. Plusieurs millier de chanterelles amarrées les unes aux autres, dessinant un treillis au centre duquel on aperçoit une petite lune.
Et Desertigo! Un des lehouines que l'Abram a emporté dans ses soutes et qui a tant fait pour nous sortir de la crise énergétique de nos débuts.
Et surtout, surtout, j'ai eu la chance d'en apercevoir un! Et quand je dis apercevoir, c'est voir, observer, admirer. Un Scorpion, là, juste à coté e nous, à l'arrêt pendant un bon cycle. Mon cœur n'a pas cessé de battre la chamade. Ils sont si... menaçants, il émane d'eux une telle puissance, une telle force brute. Et aussi un sentiment poignant de tristesse et de mort... une navette a fait l'aller et le retour entre lui et notre vaisseau. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis bien gardé d'essayer d'en savoir plus...
Le quai d'amarrage est en vue. Nous nous glissons entre deux tankers en plein chargement d'habitations silos. La lumière du CurrSül disparait, nous sommes à l'ombre des géants :) Je dois me dépêcher, le responsable de vie de notre pont vient nous informer en personne que le Docomino (notre navire), va tenter de rattraper un peu de son retard en repartant aussitôt les nouveaux passagers embarqués. Je dois donc libérer ma cabine. Dans les couloirs, c'est la cohue. On se croirait revenu au temps des paquebots transystème.
Quelle n'est pas ma surprise de croiser sur mon chemin un avatar du Naviguant. Il m'attend, là et me donne l’accolade! Il me souhaite la bienvenue, me dit être assuré de ma réussite dans les études que je compte entreprendre. Il m'accompagne jusqu'à la porte douanière... il m'aide même à porter mes bagages... Ah! Ah! Quel accueil! 

Au rythme des Cycles - La Grande Fièvre

La Grande Fièvre est la plus grande fête qui ai lieu sur un Traceur. Elle est célébrée à chaque fin de grand Cycle. Elle marque le renouveau du Cycle suivant. C’est une fête joyeuse, placée sous le signe de la vie, de l’optimisme et de l’avenir.
La coutume en dicte les règles. Tous les participants, et ils sont généralement nombreux, vont entreprendre un périple qui les mènera du flanc bâbord du navire, à son flanc tribord. Le voyage doit durer au maximum trente Cycles et il se fait habituellement à pied, en ceinture AG, à dos d’animal ou tout autre moyen de locomotion le plus possible ! Les apprentis voyageurs sont hébergés chez les résidents à qui ils offrent un présent en gage d’amitié. Au terme de leur périple, tous se retrouvent sur la plaine du château de Pou pour une cérémonie de l’union. A n’en pas douter, nombre de nos enfants Bio doivent leur réalité à ce moment choisi !

Au rythme des Cycles - Les Pitiés

Imaginez vous un système politique se développant dans le milieu si clos d’un Traceur. Il ne lui faudrait pas plus d’un reste de cycle pour se transformer en une administration sclérosée, cloisonnée, hiérarchisée, cupide et par-dessus tout, inefficace.
Le système des Pitiés et l’une des mesures mise en œuvre pour briser l’isolement du système sociale des grandes nefs autonomes.
Les Pitiés ne sont pas, à proprement parlé, des colonies. Il s’agit en fait de garnisons spatiales déployées par le Traceur aux carrefours importantes des Méridiens les plus stratégiques.
On entend par garnison, non pas comme le laisserait à penser le sens propre du terme, une place à seule fin militaire, mais également un lieu d’observation scientifique, d’échanges commerciaux et de brassage culturels.
La Pita est la première et la plus importante des Pitiés mise en place par le Traceur. Elle est constituée d'un triple pont à arches reliant trois astéroïdes.

Au rythme des Cycles - Pause d'une simulation de future colonie

Si les servants rencontres une situation qu'ils ne peuvent simuler lors d'un développement de simulation de colonie, ils peuvent mettre le dit monde virtuel en pause en quérir des informations supplémentaires sur le terrain pour résoudre le problème. Si aucun paramètre supplémentaire ne permet de résoudre les sim-équations il peut être décider de poursuivre la simulation avec des variables probables ou tout simplement d'arrêter cette dernière.
Dans le cas où l'on voudrait tout de même continuer l'opération, la future colonie sera qualifiée de colonie à "marges indéfinies".

Au rythme des Cycles - Réalité additionnelle

Il est possible de superposer à notre réalité une seconde voix.
Cette réalité additionnelle modifie l'espace réel. Elle l'enrichit ou la simplifie. Des éléments de décor ou des persona peuvent être ajoutés ou supprimés.
Nommé habituellement “autres lieux “, le comportement de l'individu ayant recourt à ce type de seconde voix est quasi similaire dans les deux réalités, qui ne sont d’ailleurs, pas véritablement, pas totalement séparées. Son positionnement géographique est le même mais il peut mener deux conversations différentes en même temps; une dans chaque voix.
Cette pratique est très couramment utilisée pour communiquer, converser avec autrui. Il n'est pas nécessaire, vous l'aurez compris, d'utiliser une main pour recourir à la voix des autres lieux. Le plot vertébral se charge du contact avec le Servant Solune qui gère l’ensemble du processus. Une personne contacte sur la toile le correspondant avec lequel elle souhaite communiquer. Son avatar s’insinue dans la réalité additionnelle de ce dernier et inversement, la manifestation virtuelle de son interlocuteur se retrouve dans une seconde voix équivalente, mais propre à son environnement.

Au rythme des Cycles - Trame de liberté

En un jour,
En un point,
Les Pensées se joignent,
Solune exulte,
Ta peine s'écoule,
Ses mains maigres,
Sur un rien,
Se renferment enfin.
               La Mignonette

Au rythme des Cycles - Un Univers, une étoile

Un Univers, une étoile
Une Intelligence, une sentence
Droit devant!
Aussi loin que porte le Méridien
Mon Vaisseau porte sa chance
Aussi loin que voit la Vigie
Mon Navigant voit nos Vies
 
"Chant de la Trace" Epée le Catalan

Au rythme des Cycles - Un réacteur, une nouvelle vie !

En période de villégiature, lorsque l’Abram jette l’ancre et décide de rester un temps au même endroit, la vie des résidents s’adapte et certaines de leurs habitudes s’en voient changées. Ainsi, certaines tuyères d’orientation inactives, tant que le Traceur est immobile, servent de ports temporaires allégeant le trafic des docks officiels toujours surchargés.
 
Ces tuyères, véritables gouffres menant aux monstrueux réacteurs BACR, permettent d’abriter des milliers de navires de gros tonnages et une infinité de corvettes ou autres vaisseaux de plus petites tailles. Ces ports improvisés sont habituellement nommés Calles et il y règne souvent une ambiance survoltée, énergique, festive, voir fiévreuse qui plait aux résidents, aux voyageurs, aux colons de passage, tous désireux de gouter à autre chose qu’au confort ultra protecteur qu’offre le Traceur en son sein.
Il est possible de tout faire et de tout voir dans les Calles de l’Abram. Mais demain, à votre réveil embrumé des festivités de la veille, vous ne reconnaitrez plus rien. Tout aura changé, les navires auront été remplacés par d’autres. Qui sait d’ailleurs si vous ne serez pas à bord de l’un de ceux qui auront quitté discrètement le Traceur le matin même…
Il est dit que mettre un pied dans une Calles, c’est à coup sûre commencer une nouvelle vie. Une chose est sûre, si vous avez  décidé de partir, de faire table rase du passé, c’est là-bas qu’il faut aller. Vous ne mettrez que peu de temps pour trouver une aventure qui vous emmène, un partenaire qui vous attrape, un vaisseau qui vous embarque. Une mission vous y attend, il est temps de tirer sa révérence !

Au rythme des Cycles - Voie d'eau

"Voie d'eau!"
Cri des Sapeurs de Bord en cas d'avarie de coque majeure.

Au Rythme des Cycles - Les 20 principaux cycles d’un Laps

(… et quelques événements qui les ponctuent)

a vie d’un Traceur est rythmée par de nombreux événements. Régulièrement reviennent fêtes, cérémonies, grandes assemblées, discours du Naviguant ou allocutions des principaux représentants des pensées. Ces grandes dates constituent un calendrier que le nomme le Laps.

Nom Evénements
1 Lantt
Fête de l'Irlan
Annonce du Naviguant pour la Laps à venir
Démonstration de l'unité Scorpionaute
Maintenance de la Tuyère
Parcourt du méridien Solune
Com Empire
2 Oger
Recensement des colonies
Election du petit concile
Enumération des questeurs
Placement des citoyens dans l’assemblée permanente
Compétition de sculptures marines sur la plage des grandes déferlantes
Départ du voyage initiatique pour les adeptes de l’Idée Spontanée de la Non Pensée
3 Baba
La procession du : "En Baba, va en bas"
Le match des Tuyères
Célébration immémorielle de la sagacité du tout Solune
4 Kewan
En Kewan, vit ta vie de profane
La grande excursion des enfants du Bord
Le trophée des trois Mers
L’Adieu au Arrêtés du Laps passé
L’honneur aux Retournés
La grande Célébration de l’Abram
Les concerts de l’Astoriale Miséricordieuse
5 Kodatt
Com Empire
En Kodatt, on est adepte de la carapate
Les chants de Grands Navires
La visite aux Prisons des Existants
Les grandes représentations du Thôpera
6 Paudam
En Paudam, cherche et baptise le quidam
Les apéros concerts des places adjacentes
Élection de miss bio-métal
Révocation de l’ultra Admin V, élection de son successeur pour le Laps à venir
La fête de l’Arbre Chat
Asservissement des nouveaux Lehouines
7 Mül
En Mül, comprend, accepte et reformule
Les belles nocturnes
La remise des Tekomes
Les trois cycles de « La Corne et La Vache »
Départ des expéditions « Un Rien Pour Un Tout » 1)
8 Landar
En Landar, rien d’autre qu’un nouveau départ
Visite des principaux Grands Carrefours 2)
Début des préparatifs pour la prochaine fête de l’Irlan 3)
Le Marché des Colonies
9 Manna
En Manna, chante le karma du plasma, ce sera ton nirvana
La chasse aux Petits V 
La demande faîte au Naviguant 5)
10 Rhelo
En Rhelo, mange ton pédalo (anti-G)
Com Empire 
Discourt de l’Abram de mi Laps
Les Jeux de Laby 6)
Le Test 7)
Com Empire
11 Lennik
En Lennik, passe ton tour biologique
La course du BACR
 Le Cycle de Biais 8) 
12 Heb  
13 Jada  
14 Lenb  
15 Dunn
Com Empire
16 Ludatt  
17 Luwan  
18 Ceno  
19 Nekin  
20 Att  

1)      Un Rien Pour Un Tout est un larjest de classe VI qui propose tous les laps d’emmener qui veut dans une grande croisière à la découverte des dernières colonies de l’Abram et de certaines autres qu’il juge digne d’un intérêt particulier.

2)      « Les Grands Carrefours » sont des colonies spatiales positionnées à la croisée des principaux Méridiens. Ce sont généralement des places commerciales mais ils arrivent qu’ils se spécialisent dans d’autres activités comme l’astrotopographie, la culture des données ou encore la défense active des Méridiens. L’Abram visite régulièrement ces colonies vitales pour son développement même si, au fur et à mesure des Laps et de l’expansion de ses Méridiens la tâche s’avère de plus en plus longue et complexe.

3)      La fête de l’Irlan est définitivement la plus grande fête du Laps !

5)      La Demande Faîte aux Naviguant. Traditionnellement, un NoBou de la pensée du Contrefort vient cérémonieusement demander au Naviguant si il souhaite donner naissance à un descendant. Une foule importante vient généralement attendre au pied de la Tour Sillage que le Naviguant donne sa réponse. L’Abram n’a pour l’instant aucun enfant.

6)      Les Jeux de Laby. Laby organise plusieurs fois dans le Laps des jeux dans son Labyrinthe. Cela permet de le découvrir sans y rester trop longtemps…

7)      Le Test. Suite à la « Demande faîte au Naviguant », la pensée T-Tek peut organiser une session de tests pour sélectionner les éventuels candidats Bio et Métal à l’incarnation d’un nouveau Naviguant. Il s’agit juste ici de retenir des profils compatibles en vue d’une éventuelle création de Traceur qui ne serait pas une enfant de l’Abram.
NB : il faut savoir qu’un Traceur né d’un Traceur est Métal. Le Naviguant est une Intelligence dont la Vase est extraite de l’un des six globes de conservation du Complexe Cdu Naviguant parent.

8)      La Tradition veut qu’un cycle particulier du Laps soit propice au changement de résidence. Et soudain, une frénésie de déménagement s’empare du Traceur ! Ce cycle-là, les formecs de manutention grouillent de partout lourdement chargés de meubles qu’ils transportent jusqu’aux stations de téléportation les plus proches. Tous les résidents sont dehors, dans les rues, les coursives, les places, sur la coque, les plages et les tuyères. Et chacun de se saluer de biais et d’engager la conversation pour vanter le confort de leur nouveau logement. Il est habituel que le Traceur « déménage » lui-même au terme du Cycle de Biais.
Cette tradition avait été plus ou moins abandonnée durant le Grande Crise Energétique…

Au Rythme des Cycles - Le Marché des Colonies

Le Marché des Colonies est certainement l’événement le plus intéressant du Laps. Durant six demi cycles consécutifs le Traceur se transforme en grande place de marché où l’on peut trouver de tout de toutes les colonies de l’Abram. Comment le Naviguant parvient-il à organiser cette grande rencontre, cet immense rassemblement d’un peu tous les Arpenteurs de ses Méridiens est un délicieux mystère. Pendant les cycles précédents l’événement, des navires originaires de toutes les colonies même les plus reculées, même les plus discrètes arrivent pour débarquer leurs marchandises et visiteurs toutes et tous plus exotiques les uns que les autres.
Le Traceur disparait bientôt sous une épaisse couche de vaisseaux et la quasi-totalité des espaces privés ou publiques sont envahis d’étrangers venus ici autant pour proposer leurs marchandises que pour rencontrer les représentants des autres colonies, prendre le pouls de la Galaxie, s’émerveiller des tracés des nouveaux Méridiens, saluer simplement le Naviguant, redécouvrir le Traceur (ou le découvrir tout simplement).

Au Rythme des Cycles - La Chasse aux Petits V

La Chasse aux Petits V est réservée aux enfants Bio. C’est une chasse aux trésors que l’Abram organise tous les Laps. Cela permet au Naviguant de leur montrer des endroits de lui-même qu’ils ne connaissent pas ou peu et de les sensibiliser aux difficultés inhérentes à la vie sur un vaisseau, même si ce vaisseau à la taille d’une planète.
Les Petits V sont de (petits) androïdes (quelques millions) particulièrement doués pour se cacher. Les Résidents sont généralement enthousiastes et jouent le jeu, accueillant les Petits V pour les cacher et ouvrant leur porte aux jeunes explorateurs pour les aider à débusquer les Petits V ! Les Petits V peuvent communiquer entre eux en utilisant un langage codé spécifique à base d’énigmes : le parler V. A courte distance, les enfants peuvent intercepter ces conversations. S’ils arrivent à résoudre les charades, rébus et autres devinettes linguistiques, ils ont alors une chance de les localiser. Une fois trouvé le Petit V accompagne le ou les enfants dans des lieux particuliers, souvent méconnus des Résidents eux-mêmes, des lieux insolites et la plupart du temps inoubliables. Les enfants ont alors la chance de pouvoir discuter un long moment avec un des avatars de l’Abram. Ils peuvent lui poser toutes les questions qu’ils veulent et s’ils le souhaitent ils peuvent imprégner leur sonde Farmer de l’empreinte du Traceur.
Il est effectivement intéressant de savoir qu’à son installation, une sonde Farmer possède cinq emplacements pour accueillir autant d’empreintes. Lorsqu’un individu, Bio ou Métal, laisse son empreinte sur une Sonde Farmer, il partage l’écume des oscillations de son complexe C. Ainsi, l’hôte de l’empreinte appréhende profondément l’intimité de celui qui le marque. C’est une union irréversible, pour le meilleur et pour le pire, définitivement.
Vous l’aurez compris, cet instant des enfants et de leur Petit V touche au sacré et les Résidents portant l’empreinte de l’Abram ont une relation privilégiée avec le Traceur. Dans les situations difficiles, ils constituent certainement une frange d’exception de la population, des réservistes de la société civile en quelque sorte. Les porteurs de l’empreinte d’un Naviguant lui seront définitivement fidèles. Ils développent une forte empathie à l’égard de leur Traceur et peuvent agir spontanément en servant ses intérêts.

Au Rythme des Cycles - La Course du BACR

ne fois le Laps le Naviguant organise la course du BACR. Il ménage une piste de six cent dix-huit longes qu’une vingtaine de pilotes parcourent à bord de glisseurs allumette.

Illustration de Gabriel pour la course du BACR

Le tracé de la course emprunte de nombreux sites du vaisseau. Il longe le rivage de l’Océan, gravit les pentes du mont Titan, s’engouffre dans les vastes coursives d’entretien des tuyères de refroidissement de l’Abîme, serpente à l’extérieur de la coque entre les manches d’évacuation de la Forge, pénètre au plus profond de l’entremêlât des racines de l’Arbre Chat, pour boucler son tour en zigzaguant sur la colonne principale de la Chambre du naviguant.

Une des grandes difficultés de cette course est la présence, tout au long du circuit, de murs à charges répulsives (autrement appelés boucliers à charges répulsives, ou encore BACR) que les coureurs doivent traverser à vitesse réduite. Ils doivent donc accélérer et décélérer en permanence et négocier ces changements de vitesse au plus serré pour avoir une chance de se maintenir en bonne position. Ces différences de vitesse considérables sont atteintes en quelques micro cycles.


Crédits : illustration de Gabriel

Au Rythme des Cycles - Abram, donne un fils à la Galaxie

BRAM, ABRAM, ABRAM donne un fils à la Galaxie (ou une fille, ce serait encore mieux !)

Il y pense sérieusement notre Naviguant. Le dénouement heureux de la Grande Crises Energétique doit sans doute le faire réfléchir. Il y’a dans notre aventure la contrainte de voir la fragilité de notre condition. Cette fragilité que l’on oublie à l’aube des 3,33 jours et que l’on sent saillir au ventre, lorsque la main vous rejette du sommeil impériale pour vous rendre à la réalité de notre Galaxie.

Cette Galaxie découverte aride et sans Ԑ et maintenant saturée d’énergie brute surabondante. La puissance de développement de notre Traceur en est exponentiellement décuplée. Une explosion de vie Bio et Métal vient de retentir au cœur de notre µ 3.3. A un point tel que la présence d’un second Traceur officiant dans le secteur, quand bien même il s’agirait d’une situation totalement inédite, n’est plus à exclure.

Le résultat de l’entrée en scène d’un second Grand Colonisateur sur les Méridiens de l’Abram… Une Galaxie débordante de vie ! Comme il n’en existe nulle par ailleurs !

Oui, l’Abram y pense… mais il lui faut l’autorisation d’Admin et de Shtélanie. Rapidement, nous pourrions déporter le centre de l’Empire vers nous, ce qui ne manquera pas de freiner l’enthousiasme des Guildes à notre égard. Ils feront sans doute campagne contre ce projet. Mais rien n’est perdu, nous aurons très certainement Solune comme allié. Et le Messie pourrait avoir un poids déterminant dans la décision finale. Sommes-nous en train de changer le cours, au-delà de notre histoire, de celle de tout l’Empire ? µ 3.3 n’a plus de limite, ses Méridiens tissent leur toile bien au-delà de la périphérie. Pourrions-nous avoir la force de rapprocher les autres Galaxies ? Survivrons-nous à cette course effrénée de notre Complexe C à comprendre tous les systèmes, toutes les civilisations et tous les plans de notre Galaxie. Et au-delà, qu’elle sera la nouvelle frontière ?

Au Rythme des Cycles - Appontage

Au Rythme des Cycles - On a retrouvé l'Astro Frets

On a retrouvé l'Astro Frets

Dessin de Gabiel, couleurs de Sandrine