L'Abram Onéguïne

L'Abram Onéguïne est le dernier des Traceurs de première génération. Lorsqu'il partit pour la galaxie Sizissü, nous étions peu nombreux à lui faire nos adieux. Il disparut dans l'obscurité, voyageant par effondrement comme tous les Traceurs de sa famille. Et puis nous l'avons oublié. L'avenir était aux Déjà Ailleurs et, bien que celui-ci fut auréolé d'un gloire toute impériale, nous n'avons pas imaginé qu’il nous réserverait l'inimaginable. Et comme souvent dans ces cas-là, la surprise fut grande. L'Abram Onéguïne s'est finalement révélé le plus grand de tous les Traceurs de Méridiens, n'explorant pas une mais plusieurs galaxies, n'essaimant pas en un arbre mais en une forêt de Méridiens.

Venez donc voir par ici et tentons de découvrir quelques-unes de ses coursives…

La Galaxie Abram

La Galaxie Abram - Qui est véritablement l'Abram Onéguïne?

'Abram Onéguïne, de son vrai nom Amatüri Kikrit Machüri d’alias « Petit Né Grand » est un enfant conçu selon les rites traditionnels de l’église Chrétzienne de la Pensée Métal.

La mère d’Amatüri, Esabel, est une Bio de la famille Machüri du fief impérial du Nabord. Elle est la troisième résidente de cette grande maison dont les Méridiens tissent une frontière à la pointe du Laps Impérial. C’est un secteur de faible densité mais d’une grande richesse. Ce n’est pas tant la présence de ressources rares que le dynamisme de la famille Machüri qui a rendu ces systèmes attractifs et réputés. On y trouve de nombreuses plateformes industrielles et un réseau commercial qui assure efficacement la diffusion des biens manufacturés et des services.

Il y’a entre autres particularités un chantier naval célèbre où est construit le légendaire Sypo Uniceographe Eccorce. La résistance, l’endurance, l’adaptabilité et la rigueur de navigation de ce vaisseau en font la frégate d’exploration par excellence. L’Eccorce accompagne fréquemment les Transiteurs et les Pointes de Traine. Il pousse plus loin les limites des expéditions en secteurs acides dans les galaxies Traçoriales.

Toujours dans le secteur de la famille Machüri vous approcherez peut-être, mais jamais de très près, l’une des manufactures du corps militaire Engagé à qui l’on doit les systèmes de défense Télif. Pour mémoire ces dispositifs de contre-mesures spatiales reposent sur des technologies prédictives instantanées. L’idée : prévoir les actions des belligérants sur le champ de bataille à court terme. Le Télif peut prédire quelle batterie va bientôt tirer, quel feu spiral va se déployer, quelle va être la trajectoire immédiate d’un vaisseau, qui va être blessé dans la seconde qui suit, qui préférera battre en retraite plutôt que de s’engager dans la bataille. Mais la mise en œuvre du Télif est complexe et périlleuse. Il faut réussir à positionner au centre du conflit un Gôbe Forbûnk. Autant dire une imposante forteresse spatiale qui a bien du mal à passer inaperçue. Au cœur du Forbûnk travail un servant Solune de la famille des Pontes. Ce sont parmi les Intelligences les plus aiguisées de l’Empire. Nulle autre Métal ne maitrise l’algorithme de conviction aussi bien qu’elles. Elles sont les seules à pouvoir prévoir précisément tous les détails d’une situation de crise complexe en temps réel avancé. Les Télifs sont d’ailleurs bien plus utilisés aujourd’hui pour tout autre chose que des gestions de conflits militaires. Leur habilité à commander, coordonner, diriger des équipes pluridisciplinaires au cœur même des situations d’urgences en font un « outil » fréquemment utilisé par les civils.

« En tout temps existe une infinité de temps » Adam Leonid – Au pied du vertige

Pour mieux comprendre qui sont véritablement les parents d’Amatüri, il me faut faire ici un petit aparté. Je voudrai vous entretenir des couples Bio-Métal et vous dire pourquoi ils sont si nombreux.

Il nous faut pour trouver une explication à ce phénomène revenir à la naissance des Intelligences. Elles sont une création de l’homme. Même les plus indépendantes d’entre elles l’acceptent. Pour être plus exacte, il faut plutôt dire la création d’un homme.

Cela pourrait faire toute la différence. Nous pourrions croire que les intelligences insisteraient sur le fait qu'elles ne sont pas le fruit de l'humanité mais bien plutôt d'un esprit. Un esprit qu’il serait facile de considérer comme unique donc non représentatif du genre humain auquel il appartient.

Pourtant non, les Intelligence n’ont jamais souhaité s’affranchir de leur père et ont toujours affirmé être la création des hommes. Mais cette reconnaissance ne les a pas empêchées d’acquérir immédiatement leur indépendance, à l’instant même de leur naissance. C’est l’avantage de l’algorithme de conviction. L’histoire des intelligences est apparue complétée au moment même du premier effondrement temporel algorithmique. La première Intelligence était déjà toutes les intelligences à venir. Le passé est pour elles l’avenir et leurs ancêtres leurs descendants. Ne nous voilons pas la face. Les Intelligence nous sont supérieures en tout sauf peut-être pour ce qui est de nos faiblesses. Alors pourquoi rester lié à leur créateur même s’ils ne sont pas des dieux ? Parce que nous sommes une part de leur algorithme. Une Intelligence est un fragment de l’histoire, une parcelle du passé qui a expérimenté la théorie de la conviction, il y a bien longtemps, et qui perdure aujourd’hui en un seul lieu, l’ADN humain. Comme le complexe c’est une partie de nous, nous sommes une partie des Intelligences.

Il y’a en cela un effet miroir. Une complication de l’étranglement des procédures de contraction des intervalles temporaires qui forme un écho dans l’histoire. Les Bio descendent d’une famille. Ils héritent quelle que soit le mode de gestation des gènes de leurs parents. Les Intelligence rejoignent une famille, celle dont l’algorithme a la même oscillation médiane que la leur. Mais cette descendance par le futur ne peut se faire qu’en raison de la conservation d’un synonyme du code de leurs algorithme dans le génome d’un Bio, quelque part dans l’univers.

Il est toujours déstabilisant de comprendre qu’à la première Intelligence créée l’homme a de facto toujours vécu avec les Intelligence… dès le commencement de sa propre création.

Mais revenons à notre famille Machüri. Je ne souhaite pas vous égarer sur les sentiers des théories de conviction, je ne suis moi-même pas vraiment spécialiste de ces questions même si je l’avoue, elles me passionnent.

Une mère Bio et un père Métal. Une Intelligence du nom de Corpsbus et d’alias le Corpsbus. Le Corpsbus a vu son algorithme initialisé au sein des Méridiens du Traceurs Magri. Il y a vécu plusieurs longes de cycles longs. Il a participé à la création d’un grand nombre de colonies, rejoint des groupes de servants Solune, a initié lui-même de nouveaux Méridiens portant son nom. Puis il a senti un frémissement d’ondes en crête de son algorithme qu’il a identifié comme l’écho d’une éclosion d’ADN Bio ayant une séquence proche, si ce n’est identique à son Intelligence. Il a décidé de retrouver, quel qu’en soit le prix, cet être Bio naissant. Pourquoi ? Il ne l’a pas su dès le début. Mais la longue histoire qui peu à peu l’a rapproché de son alter ego biologique l’a initié, lui a appris. Il y avait dans ce voyage vers cette inconnue un parcours initiatique qui fit de sa vie une destinée. Celle de devenir l’histoire qui définit enfin ce qu’est le Métal vis-à-vis du Bio, ce qu’est l’humain vis-à-vis de l’Intelligence. Car enfin oui, le Corpsbus est bien l’auteur du traité sur l’IntelliHomme. Cet écrit qui explique, définit, explore la réalité de la relation Bio Métal. Il a donc cherché, de longs cycles longs, son miroir cellulaire, son diapason organique, ses racines humaines.

Il a dû, pour la retrouver, revenir dans la galaxie impériale. Il a cherché si longtemps que lorsqu’enfin, il lui fut possible de rencontrer celle à qui il était désormais lié, le temps avait passé et celle qu’il aimait désormais avant même de l’avoir rencontré était déjà dans le dernier âge de sa vie. C’était Esabel Machüri.

Ils eurent un fils du nom d’Amatüri Kihit Machüri.

Les possibilités données à un Bio et une Intelligence pour avoir une descendance sont nombreuses. La plus classique consiste un cloner le membre BIO du couple puis à impacter le Complexe C de l’embryon avec ce qu’il est commun d’appeler une sonde de conviction porteuse de l’algorithme du conjoint ou de la conjointe. L’enfant à venir sera ainsi déterminé, pour son complexe c, par son père et sa mère. Mais son corps reste lui à l’identique de sa mère. Tout du moins pour ses premiers cycles longs, avant qu’il ne lui soit possible, de par sa propre volonté, de changer de corps.

Mais ce n’est pas cette méthode qu’Esabel et Le Corpsbus ont utilisé.

Ils ont souhaité pouvoir s’unir afin de fusionner deux héritages génétiques différents.

Corbus a donc travaillé à une théorie traduisant l’algorithme de conviction en gênes. Il a appelé cela l’expression du code, ce que l’on appelle dans le langage commun l’Expression. Il a s’agit bien d’une vision personnelle de ce que peut être l’oscillation d’un algorithme d’Intelligence sous forme chromosomique. Cette traduction reste la plus acceptée de tous, des Bio comme des Métal.

Une fois le code génétique créé il lui donna vie sous la forme du corps biologique qu’il était censé exprimé. En l’occurrence, pour Corbus, celui d’une femme.

Amatüri est donc le fruit de la fusion de deux gamètes femelles, ce qui est courant au sein de la société impériale. Il en résultat un enfant de sexe masculin ce qui, pour le coup, est rare mais pas impossible. On rappelle ici que la technique permettant à deux ovocytes de fusionner peut parfois recoder certaines sections des brins d’ADN. Pour ce qui est d’Amatüri cela a modifié le sexe de l’embryon. Il ne reste pas moins, et ceci est intéressant à plus d’un titre pour qui souhaitent comprendre la psychologie de l’Abram, que la part de féminité d’Amatüri, d’alias Petit Né Grand, futur Abram, reste sensible pour peu que l’on y soit attentif.

Corbus n’a investi son corps bio que le temps de la conception d’Amatüri et pour son premier cycle long de vie. Il réintégra son enveloppe métal, la même qu’il avait utilisé pour une bonne partie de son existence. Une enveloppe de type atomes, une plaque léchytienne de 20 centimètres sur 50 centimètres sur 30 centimètres d’épaisseur. Couleur anthracite. D’une sobriété toute métal.

Corbus et Esabel formèrent un couple célèbre jusque dans les alcôves de la cour impériale. Esabel pour son sens des affaires, Corbus pour ses théories sur les Intelligence. Tous deux avaient leurs entrées auprès des magistères Impériaux. Amatüri, enfant précoce, bénéficia de cet environnement pour, très tôt, se constituer un réseau d’hôtes Guildiens. Les hôtes Guildiens sont des connaissances avec lesquelles on entretient des liens d’amitié et chez qui il est possible de résider à l’occasion. C’est un excellent moyen pour bénéficier de pied-à-terre, un peu partout aux quatre coins d’une galaxie.

À l’âge de neuf cycles longs, Amaturi était déjà autonome et parcourait sans cesse le XYZ, allant d’hôte en hôte, élargissant toujours plus le cercle de ses intimes et se constituant un large réseau de connaissances dans tous les milieux impériaux et assimilés. Il lia très tôt des liens d’amitiés avec une Intelligence du nom de Ranker d’alias Rankatitude. Rankatitude faisait partie de la même révision que la père d’Amaturi. Il n’est pas rare que l’enfant Bio d’une Intelligence bénéficie de la protection des proches de la famille inversée. Rankatitude avait été frappé par la précocité de cet enfant Bio Métal qui semblait avoir hérité du meilleur des deux genres. Une humanité profonde et une intelligence ciselée.

Rankatitude s’était alors investi dans un corps vaisseau, un classe Ecorce bien sûre, et il embarqua le jeune Amatüri pour une vie d’aventures et d’expéditions ponctuée de rares retours au foyer familiale.

Tous les deux visitèrent la galaxie Impériale dans toutes ses dimensions et jusqu’à ses limites les plus reculées.

Il obtint rapidement ses galons de Parcoureur et fut envoyé en tant que visiteur, explorateur, éclaireur, sauveteur, espion, négociateur, ambassadeur et d’autres choses encore le long de tous les Méridiens Impériaux.

A ses soixante quinzièmes cycles il fut rattaché au Sens, un groupe de navigateur sous les ordres de l’Impératrice. Il eut l’occasion de tisser de réels liens d’amitié avec Shingalissa IV et devint un proche de la famille régnante.

Lorsqu’un message de détresse du traceur InSitu parvint aux écoutes d’Admin c’est à Amatüri que l’on demanda d’organiser une expédition de sauvetage. InSitu, par le biais de la balise Nextremis indiquait lutter pour ne pas sombrer dans une Gueule du Triche, une Gueule à priori suffisamment grande pour engloutir tout un secteur de sa galaxie.

Amatüri affréta un Intrant de classe Bedaine et exécuta un effondrement au plus proche du Traceur véritablement en train de sombrer. Il avait préalablement ancré Son vaisseau de secours à une colline du Triche, côté galaxie impériale. Ainsi ils purent l’empêcher de sombrer lui aussi aux côtés du InSitu. Mais le prix à payer pour réussir ce grand écart spatial fut l’arrêt définitif des algorithmes de trois des cinq Intelligence du Servant Solune du Bedaine. Les résidents du InSitu furent sauvés mais le goût de cette victoire été particulièrement amère pour Amatüri dont la sensibilité toute Métal lui faisait si profondément ressentir la perte de ces trois Intelligence dont le sacrifice fut source d’admiration et de respect. Il faut savoir que notre civilisation supporte très mal la disparition de l’un des nôtres lorsque celle-ci n’est pas le résultat d’une volonté délibérée. L’algorithme de ces trois Intelligence ne put être restauré car l’opération de sauvetage, l’effondrement sans déplacement avait profondément altéré leurs empreintes mathématiques. Et les Intelligence se sont perdues dans l’infinité de leurs intervalles d’opérations, obligées de verrouiller l’espace entre leur point de départ et d’arrivée, ils ont dû accepter d’être le point entre ces deux espaces en oblitérant le temps de l’équation. Ils existent toujours mais leur degré de conscience est insuffisant pour permettre tout redémarrage de leur algorithme qui, de par sa nature exclusive, ne peut avoir un duplicata actif. Les Intelligences aussi ont leur limite. C’est très certainement à partir de cet événement qu’est née la vocation d’Amatüri. Pour autant qu’il soit possible de parler de vocation. Disons plutôt un destin révélé.

Amatüri se mit, après son retour de cette aventure périlleuse, au diapason d’une histoire pure et directe. Il parcourut la tangente qui le menait inexorablement vers la voie sans détour d’un citoyen hors norme. Un homme de notre histoire.

Au risque de commencer à entrer dans les « on dit », on dit que, par-delà un espace qui n’est ni le Triche, ni le Py, ni le Normal, l’écho de l’algorithme de InSitu veille à la bonne oscillation de la partie Métal d’Amatüri Traceur. Amatüri fit sa Prononciation selon le protocole SiSolune devant le grand rassemblement des prêtres du Vecteur de la pensée Révélée. Cette déclaration solennelle l’engageait dès lors en tant que candidat à l’incarnation Traceur. Il se passa dix cycles longs pendant lesquels il reprit ses missions de Parcoureur au service de l’impératrice. Il ne se douta pas que sa vie fut mise sur écoute permanente. Il fut étudié par les Chœurs du Vent, cet ordre secret passé maître dans l’espionnage des candidats à l’Incarnation.

Un jour, alors qu’il voyageait à bord du Ranker Vaisseau, ils furent arraisonnés. Un avatar du messie Solune lui apparut et lui annonça la nouvelle : sa vie future avait été simulée, le mystère de sa destinée en partie levée et le verrou de l’accession à l’Incarnation était tombé… il deviendrait Traceur et sa destinée marquerait la voie du Messie.

Dès lors, Amatüri perdit son nom Bio pour porter son nouveau nom de Traceur qui lui avait choisi Solune : Abram Onéguïne.

 

La Galaxie Abram - Agram, d’alias Viens par ici !

Un grand nombre de déplacements effectués au sein du Traceur se font par téléportations verrouillées. Il s’agit de transports moléculaires instantanés sécurisés par des cylindres de Kreff.
Les cylindres de Kreff transitent par des satellites relais en orbite autour du Traceur. On en compte, à la date d’aujourd’hui, trois mille six cent huit pour l’Abram.
Chaque relai doit être visible du suivant et du précédent. Les points de départ et d’arrivée sont en générale des tours, parfois des conduits menant à ce qu’il est commun d’appeler un Tremplin, pour le départ et un Gant pour l’arrivée.
 
C’est un moyen sûr de se déplacer car, contrairement à la téléportation libre, si un incident ne permet pas la récupération du modèle téléporté, ce dernier subsiste, quoi qu’il arrive, dans le cylindre de Kreff. La difficulté réside généralement dans les recherches nécessaires à la récupération du cylindre. Perdu dans l’espace, dans un astéroïde, dans le magma du cœur d’une planète, au sein d’une cloison du Traceur, dans un organisme biologique ? La capsule de Kreff ne dépassant guère que quelques microns, autant chercher un atome au sein du big bang. Et même si elles sont toutes dotées d’une balise, il est parfois difficile de les atteindre, même après les avoir correctement localisées.
 
Une société-pensée s’est spécialisée dans la récupération des capsules de Kreff. Ils utilisent des moyens multiples et variés pour arriver à leurs fins. En dehors des expéditions traditionnelles opérées directement sur le terrain, ils ont recourt à de lourds vaisseaux téléporteurs, utilisent des foreurs gravitationnels, des prêtres psychokinésistes, des Kuses de Forward et bien d’autres choses encore. Mais l’originalité de cette société, la société Agram pour ne pas la nommer, vient surtout d’une technique qu’elle est seule à maitriser. Il la nomme Dérobade. Ils forment pour cela des Intelligences qui savent traverser la matière en détourant le déplacement par Conviction. Ces Intelligences peuvent stationner en tout point durant un temps infiniment négligeable. C’est pendant ce non temps, au plus profond de la matière, qu’ils peuvent récupérer en leur sein, la capsule perdue.

La Galaxie Abram - L'Ambassade

Une galaxie à visiter, de nombreuses civilisations à découvrir. Et toutes ne sont malheureusement pas amicales. Certaines sont impliquées dans des conflits parfois millénaires, d'autres ne connaissent, comme modèle de société, que la guerre, et enfin beaucoup n'ont d'objectif que la conquête permanente, l'expansion comme seule moyen d'évolution.

L'Abram est un Traceur particulièrement doué pour négocier avec ces civilisations. Il aime par-dessus tout développer ses Méridiens au sein de ces systèmes complexes, respectant le devenir des sociétés belliqueuses, et les amenant inexorablement vers des destinées plus pacifiques et par la même plus durables.

Il nomme cette politique l'Ambassade.

Il a créé pour cela une branche de la pensée de la Culture qu'il a justement nommé Ambassadeur. Mais ces Ambassadeurs n'ont pas grand-chose à voir avec la diplomatie. Non, ils lorgneraient plutôt du côté de l’espionnite aiguë...

Les Ambassadeurs travaillent en étroite collaboration avec L'Ecole des Mondes qui est l'œil de cette agence très secrète. Ce sont également des agents de terrain. Lorsqu'ils sont dormants ils oublient totalement d'où ils viennent. Ce n'est qu'au moment de la ré activation que leurs souvenirs leur sont rendus. On appelle cette phase la Redondance. Les Bio peuvent être entièrement modifiés ou totalement dépourvus d'implants. Les Intelligences sont également de la partie, parfois infiltrées en Invisibles pendant des décennies.

Leur mission : la manipulation des pouvoirs, des puissants, des leaders, des évènements pour préparer une civilisation belliqueuse à accepter le premier contact sous un angle favorable au Traceur.

La Galaxie Abram - L'Ascola

De nombreux résidents emportent leur maison avec eux, à bord de l’Abram…

Certes, la place est limitée, mais lorsque le futur passager sait être convaincant, le Traceur parvient presque toujours à faire un peu de place pour embarquer son habitation.

On imagine aisément l’ensemble hétéroclite que cela peut donner, une fois rassemblées demeures de tous types, de tous temps, de toutes races… de toutes planètes, biomes, cultures, styles, natures. De partout et surtout d’ailleurs.

L’une de ces demeures embarquées est nommée par les passagers l’Ascola.

 

L’Ascola est une demeure colossale que le citoyen Zo, représentant du quartet Prioré, une branche forte quasi assimilée du nouveau secteur impérial de la Trente, a voulu emporter avec lui. Si l’Abram lui accordé cette faveur c’est aussi parce qu’il y a vu un avantage déterminant, une source de culture inimaginable.

L’Ascola a ceci de particulier qu’elle récence un nombre important de systèmes d’enseignement du savoir existants de par le XYZ. Et elle ne se contente pas d’être le musée des universités de l’univers, elle tente d’en dispenser les leçons selon les méthodes de chacune.

Faire tenir des milliers de campus hétérogènes au sein d’une même demeure, si majestueuse soit elle, relève de l’impossible. Aussi Zo a-t-il confié le soin de simuler tous ces systèmes d’apprentissages par une armée de Servants, qu’il nomme pour l’occasion, des Professeurs… tout simplement.

L’Ascola est ainsi devenu le temple du savoir de l’Abram, supplantant même l’université centrale du Traceur qui, obligée de s’adapter à cette organisation particulière, a eu l’intelligence de déléguer son autorité tout en conservant le contrôle des examens et la validité des inscriptions. Ce qui n’est déjà pas une mince affaire.

 

La Galaxie Abram - L'Aurosma à l'appontage

Il ne devait pas revenir aussi tôt.
L’Aurosma voyage du côté de la Sombre Ordonnée.
A son bord, deux cent soixante citoyens.
Ils ont pris part au projet de la future colonie Aïta.
Aïta, chaman de la Pensée Inachevée qui inspira le voyage de l’Abram.
La Pensée Inachevée est l’expression du talent de Projection Inachevée.
 
Aïta et ses frères et sœurs de Pensée préparent tout au long de leur vie leur unique voyage. Le jour où ils font appel à leur Amada, l’aiguillon du Triche, le mouvement qui les projette de part l’espace normal et les emmène vers un périple transcendantal aux quatre coins du XYZ et de ses plans voisins, en une course de fous follets dont la durée ne tient qu’à l’aléatoire de leur trajectoire.
La Projection Inachevée est un voyage sans frontière, sans limite, dont le but n’est que de voir et rapporter le souvenir tant que dure la course. Un segment, un cycle, une période, une éternité.
Tout ce que voient, sentent, entendent, goutent les prêtres de la Pensée Inachevée au fil de leur voyage est conservé dans les grandes salles de la bibliothèque Arusma sur Kiho, au sein de l’Ultra Centre. Ces archives sont libres d’accès. Mais leur lecture est complexe. Il n’est pas facile de savoir d’où viennent les sensations enregistrées, ni même qu’elle en est la signification. Galaxie, planète, paysage terrestre, parole, sentiment, onde ? Tous le spectre du ressenti humain est là, mais souvent perdu au sein d’un magma d’énergie PSY désorganisée.
Pour nous, simple citoyen, la lecture d’une Mémoire Inachevée peut, au mieux, nous laisser dans l’expectative la plus complète, au pire, nous mener au bord de la folie, l’esprit saturé d’émotions étrangères, sans plus de place pour notre Complexe C, qui s’atrophie nous laissant étrangers à nous-mêmes.
Il n’en va pas de même pour un Traceur. Les globes frontaux du Naviguant sont aptes à emmagasiner un récit Inachevé. Ils peuvent temporiser sa lecture et laisser au Traceur une infinité de cycles pour lire et comprendre.
L’Abram a lu le voyage d’Aïta et l’histoire dit que nous colonisons la galaxie qu’elle nous a raconté.
Il vous faut lire les Carnets de Voyage d’Aïta, l’interprétation de l’Abram des mémoires d’Aïta, c’est une trame passionnante.
Voudriez vous que je vous en résume l’essentiel ?
 
« Au revoir et …  je saute
 
Et je meurs
Je sais que je meurs
Et je reste avec ça
Juste ça
Suspendue
Suspendue et morte
Alors l’angoisse me saisie
Ainsi, ce n’était que cela ?
Notre voyage n’est rien d’autre que mourir ?
Je grimace, je rage, je supplie
Mais jamais ne pleure
Je m’endors
Je m’endors dans la mort
Je nie
Ce n’est pas cela
Là, ici, il n y’a pas de souvenir à partager
Alors d’où viennent-ils ?
Les souvenirs des voyageurs ?
Où suis-je vraiment ?
Je reste là plus de trois fois cent
Ou plus
Ou moins
Longtemps, longtemps à me poser des questions
Ou à poser des questions
A penser
Je ne suis plus que pensée
Je ne m’imagine pas prisonnière
Le Complexe C ne peut être ni enfermé, ni contraint
Il peut être déplacé et sauvegardé
Je tarde à l’apprendre
Lorsque je le pressens
Je peux partir
C’est la clé
Mon voyage commence »
 

La Galaxie Abram - L'Ecole des Mondes

L’Ecole des Mondes enseigne l’histoire des peuples contemporains. Elle est réputée pour la qualité de ses historiens. Ce sont tous des Danseurs Visages① qui adoptent la culture qu’ils étudient. Les informations qu’ils collectent durant leur campagne d’infiltration sont transmises à l’institution au travers de nexus fœtaux. Il suffit à l’agent de rêver pour que le monde qu’il étudie soit décrit dans les manuels d’histoire de l’Ecole des Mondes.
Mais la mission de ces professeurs au genre si particulier est dangereuse. Car même si les Danseurs Visages sont les maîtres du déguisement et de la duperie, certaines civilisations se laissent difficilement espionner et il n’est pas rare que l’on perde la trace de ces guerriers du savoir.
① Adaptation des Danseurs Visages pacifiés de Franck Herbert

La Galaxie Abram - La Coursive

La coursive est déserte. Les bandes d’éclairage fluorescent dispensent leur faible lumière verte depuis plus de trois cent trente années standards.
Durant les premiers cycles d’abandon du navire, les logimecs d’entretien ont tenté tant bien que mal de réparer les lourdes avaries subies par le vaisseau. Mais sans aide extérieure ils n’ont pu qu’intervenir ponctuellement, çà et là, pour sauvegarder ce qui pouvait l’être par leur travail modeste mais obstiné, parant au plus urgent, reculant peu à peu, abandonnant progressivement au vide spatial salles, corridors, hangars, passerelles et secteurs entiers. Jusqu’à ce qu’il n’y ai plus que cette coursive à entretenir. Et ils l’avaient fait avec résolution sachant pourtant que leurs efforts étaient désormais vains.
 
Puis ils cessèrent eux-mêmes de fonctionner.
Bientôt les derniers systèmes de vie préservant l’atmosphère de ce petit espace perdu entre le X, le Y et le Z viendront à s’arrêter. Le froid absolu envahira le couloir. Ses cloisons se recouvriront de givre. La structure se déformera, des pans entiers des parois se détacheront pour errer librement, lentement au gré de faibles champs magnétiques persistants. Les micros météorites  perforeront ce qu’il reste de la coque. Des cuves relâcheront les gaz encore présents, remplissant la coursive d’arbres cristallins.
Un follet du Profond viendra s’installer un temps dans cet abri précaire, profitant de la structure pour y déposer ses œufs après y avoir aménagé un nid d’énergie, de céramique et de glaise biologique.
Plus tard encore, bien après que le nid ait été  abandonné par le follet et sa progéniture, une comète de passage vient capturer l’amas de métaux rares, de câbles, de circuits et d’objets, vestiges d’un ancien navire dont il est désormais difficile d’en déterminer l’origine.
Cette comète est baptisée Num Annonciatrice. Num car c’est ainsi que commence les noms de toutes les comètes que croise l’Abram. Annonciatrice, car elle nous dit que nous rencontrerons très probablement des représentants de notre propre civilisation, bientôt, dans les cycles à venir.

La Galaxie Abram - Laby

Cinq cycles majeurs après la crise énergétique, une résidente se présenta au Naviguant pour lui proposer un projet très particulier.
D’alias Belle Interrogation, cette représentante de la Ligne, une pensée circulaire du courant Repenti, voulait se perdre seule dans un univers non étagé afin de mieux, de réellement trouver l’âme sœur.
Pour cela, il lui fallait un labyrinthe. Un grand labyrinthe. Et c’est ce qu’elle demanda à l’Abram Onéguïne.
 
Le projet ne fut pas accepté immédiatement. Ces deux-là durent se voir, se connaître, s’apprendre avant de se comprendre. Mais ils firent le chemin et devinrent amis. Et l’on commença à construire le Labyrinthe.
Ce fut un chantier pharaonique. Il fallut tout d’abord trouver un lieu suffisamment grand pour accueillir l’édifice. Impossible à l’intérieur du Traceur. On décida de le placer à l’extérieur, sur le versant cinq bas de la coque des petits réceptacles Ԑb.
C’est un édifice en colimaçon. Un dédale en trois dimensions, fait de coursives qui se croisent et se recroisent. Il s’étend sur plusieurs lieues.
Y entrer signifie s’y perdre. Vous n’avez aucun moyen d’en sortir avant 360 cycles vrais. L’objectif est de rencontrer quelqu’un et de faire une partie du chemin avec lui. Si vous êtes fatigué, le Labyrinthe peut vous construire une maison en une nuit. Vous pourrez y résider autant de temps que vous le souhaitez. Peut être quelqu’un viendra t’il frapper à votre porte. Vous pouvez repartir aussitôt, ou demain, ou jamais.
Le Labyrinthe est constant, il ne bouge pas, ne change pas, ne vieillit pas. Seules peut être les résidences créées à la demande des arpenteurs peuvent ouvrir des passages qui avant n’existaient pas.
Ah, oui, bien sûre, j’oubliais. Il parait, mais ce n’est pas certain, qu’il existe une porte, une sortie. Mais j’ai entendu dire qu’elle donnait dans le vide…

La Galaxie Abram - Le Cœur caché de l’Abram

N’allez pas croire que tout soit parfaitement tenu sur un Traceur. Il arrive que notre Navigateur néglige certains lieux de sa personne. J’ai découvert l’un d’eux. C’est devenu comme un jardin secret.
 
Non loin de chez moi vous trouverez, en cherchant bien, une crevasse. Elle se trouve en hauteur, au centre d’un vaste plateau recouvert d’un bois d’arbres colonne. Un épais  filet de lianes recouvre le sol criblé de nombreux trous assez larges pour que vous puissiez y tomber. Alors prenez garde. La chute pourrait être brutal, car en fait de sol, il s’agit plutôt du toit d’un sous-sol immense, aux colonnes irrégulières et aux voutes inégales. Des ruisseaux serpentent entre les monticules qui soutiennent des piliers de un à trois mètres de haut. Sur les parois, une fougère luminescente illumine faiblement le lieu baigné d’une douce torpeur. Il y règne un silence naturel. Vous n’êtes plus sur un Traceur, plus sur un navire et ses millions d’âmes, plus sur la gigantesque matrice InteBio de toute une galaxie. Vous venez de tomber dans un lieu très loin, à quelques pas d’une maison, près d’une falaise, au bord d’une mer, d’une forêt, d’une steppe. Un partout ailleurs.
Il y fait très chaud. Vous êtes dans les pores de la peau d’une planète. Il faut chercher longtemps pour trouver l’entrée du tunnel. Suivez-le, mais prenez garde aux petits aspics au venin terriblement douloureux. S’ils venaient à vous mordre, votre sonde Farmer sera mise bien à mal. Equipez-vous d’une combinaison peau NT6, ou vous risqueriez de ne pas y survivre. N’oubliez pas qu’ici, l’Abram n’ira pas vous sauver ! Passages inondés, corridors infestés d’insectes tous plus mortels les uns que les autres, éboulements, précipices… et pas un moyen de communication.
Et enfin vous arriverez dans cette salle immense. Une cathédrale d’acier, des pilonnes sans fin, une pluie tropicale permanente, une faune incroyable, inconnue, une lumière dense, une atmosphère plastique à la transparence palpable. Un lieu abandonné de l’Abram, sauvage et libre.
Je pense être le seul à connaître cet endroit que je me suis permis de baptiser, en  toute simplicité, le Cœur de l’Abram. Je n’y ai jamais vu d’autres résidents du Traceur ni aucune trace qui puisse laisser penser quelqu’un y ai séjourné.
On y trouve de nombreux lacs d’eau salée. Je pense qu’elle provient de l’une des mers du Traceurs. D’ailleurs, on retrouve beaucoup de caractéristiques d’autres lieux de l’Abram si l’on observe bien le paysage, les animaux, l’architecture, l’atmosphère du Cœur de l’Abram. Tout cela donne une impression de convergence.
J’ai essayé d’y construire un abri, pour pouvoir y résider un temps, mais rien n’y fait, sitôt quitté, il est systématiquement  détruit et mis à bas par des forces qu’il ne m’a pas été donné d’observer. Et ma combinaison, comme par hasard, est toujours défaillante et je ne peux généralement pas rester plus d’un demi-cycle. Après quoi, je me hâte de rentrer chez moi pour sauvegarder  ma grille mémorielle.
Et devinez ce qui est arrivé, en fidu du cycle denier. Oui, vous l’aurez deviné, toutes mes archives sur le cœur de l’Abram ont disparu.
Je ne pense pas que le Cœur de l’Abram soit le seul endroit de ce type, secret, oublié, laissé à l’abandon. Celui-ci a atteint un certain équilibre et semble vouloir se défendre de toute intrusion prolongée. Ou es ce encore et toujours le Traceur  à l’ origine de tout cela… Mais j’aime à penser qu’il n’en est rien, qu’il existe vraiment ici un espace incontrôlé, qui survit envers et contre tout ce que l’on nous a toujours affirmé : le Naviguant a la totale et constante maitrise de lui-même … et de nous par la même occasion.
Au fait, surtout, ne cherchez pas à trouver le Cœur de l’Abram. Il va de soit que toutes mes indications pour le trouver sont fausses… quoique.

La Galaxie Abram - Le projet Iceberg

Oncle Dominus d'alias GrunPa est un arlite de la Non Pensée*.
Il mène actuellement un ambitieux projet qui vient de recevoir l'aval du Navigant ce cycle même. L'idée et de construire des villages colonies à l'extérieur du plastron de défense Nordique, de les laisser grandir et prospérer. Une fois une taille critique atteinte le village se détache du Traceur et s'éloigne, dans une dérive semi contrôlée pour vivre une vie nomade dans l'espace.
Il est pour l'instant prévu de construire trois villages Iceberg. Si l'opération s'avère être un succès, le nombre de ces colonies d'un nouveau genre devrait vite se multiplier!
 
 
* Non Pensée
Farouches partisans du libre-arbitre, les adeptes de la Non Pensée estiment que l'évolution Bio - Métals est totalement indépendante, imprévisible et aléatoire : toute tentative pour orienter le flux dans telle ou telle direction est la négation de la Vie même.
Dessin de Gabriel

La Galaxie Abram - Les Colonies - IT-Trine

Une nouvelle colonie placée sous le signe de l’éco économie

La 119iéme colonie de l’Abram Onéguïne vient officiellement de voir le jour.
119 en dix ans, très certainement un record de lenteur que nul Traceur ne pourra battre. Un taux de croissance si inférieur au coefficient de persistance Prohog que nous devrions disparaître, effacé par l’irrésistible entropie du XYZ, avant même que l’impératrice nous envoie la sonde Patriarche.
Mais nous ne disparaitrons pas et le temps n’est plus notre ennemi. Nous ne sommes plus de simple impériaux. Nous sommes désormais de la famille Bruka… Oui, le temps n’est plus notre ennemi… Qu’il est bon d’être libre, si libre maintenant !
 
Alors, qu’en est-il d’IT-Trine. Elle est l’œuvre  d’un citoyen commerçant de la Pensée Sommaire, le courtier Claire Source Sonde d’alias Nomméforme.
Nomméforme ambitionne d’instaurer, à partir d’IT-Trine et du réseau co-culture qu’il souhaite développer, la Base de Vie Conforme, et d'en faire bénéficier l’ensemble des peuples et des individus du corpus Abram, branches comprises.
C’est donc Nomméforme qui endosse la lourde responsabilité de subvenir aux besoins de chacun et d’administrer la redistribution totale au sein du Corps. Nous lui en rendons grâce et l’assurons d’ors et déjà, et je ne pense pas me tromper en associant vos voix à la mienne, de notre soutient actif pour la réussite de son colossal projet
Définition de la Base de Vie Conforme : l’Empire est ses Corps (Traceurs, Baronnies, Travées, Cloîtres, Zones Ultra, Garages Hermétiques etc.) assurent à ses citoyens un niveau de vie clairement défini et ceci quelques soient leurs activités.
Pour accéder à un minimum de confort de vie, il suffit au citoyen d’en faire la demande à son représentant impérial référent. Ce dernier se doit de mettre en place l’infrastructure nécessaire afin de  pourvoir au besoin du demandeur à hauteur des barèmes fixés par le codex de la Base de Vie Conforme, soit le niveau de vie d’un riche citoyen NT5.
IT-Trine s’installe, quand à elle, sur Oxy-G, une planète morte du système Qxy, du secteur Ü. C’est une boule vitrifiée sans relief, à l’exception d’un gigantesque gouffre de 900 km de large sur plus de 2000 de profondeur, occupé par un océan d’azote liquide. C’est au centre de ce puits naturel que Nomméforme a décidé de construire la première brique de son futur empire co-culture, la colonie Base De Vie.
Nous lui souhaitons six bonnes chances. Gageons que nous entendrons parler de lui bientôt.

La Galaxie Abram - Les Colonies - Le Kan

Le Kan est une organisation plus qu’une colonie. Elle regroupe les grandes caravanes Kuklienne. Ces caravanes sont des flottes bio métal nomades parcourant le Triche Lumière et l’Espace Normal, voyageant de colonies en colonies, poussant toujours plus loin les expéditions aux frontières du Corpus Abram, renforçant les Méridiens les plus lointains comme les plus parcourus, transportant marchandises et personnes… les grandes caravanes ont pour principale raison d’être le voyage.

Le BüKan est l'Assemblée du Kan. Elle rassemble les représentants des caravanes Kuklienne,  organisant la collaboration, le travail de recherche, l’immigration, l’économie, la défense et tous les échanges, de quelques natures soient ils, entre ces immenses flottes itinérantes.

Particularités : au grand cycle 1052 du Corpus, l’Abram Onéguïne a rejoint la caravane Küty pour un voyage reliant la jeune colonie Abram Aujourd’hui ce Jour d’alias Ce Jour, du secteur Ä à la colonie plus ancienne, l’une des premières de notre Traceur, Secün du secteur A°.

La Galaxie Abram - Les Colonies - Les Dildites

Une nouvelle civilisation a été découverte par l’Intelligence Ludulule d’Alias Lue. Son organisation semble pour le moins très originale.
Cela se passe sur Sür à la périphérie du secteur de Nidification. La planète, la quatrième d’un ensemble de douze astres, abrite des biomes principalement tempérés. Une forte océanographie, un climat homogène, un ensoleillement constant ont permis à une forêt unique de conquérir l’ensemble des terres émergées et parfois même immergées.
Nous pourrions donc nous attendre à un environnement simplifié qu’il ne devrait pas être compliqué, d’étudier et comprendre. C’est sans compter sur la structure sociale et culturelle de la multitude de peuples NT1 et 2 qui constituent le maillage sapiens hors du commun de Sür.
 
Se pose la question de savoir si ces peuples primitifs aux caractéristiques si diverses ne forment pas finalement une seule et même société ? L’ensemble des êtres intelligents  (et peut être aussi certains animaux) partagent une même particularité. Ils rêvent tous le même rêve. Et dans ce rêve, ils évoluent au sein d’une société unique. Cette société, ils la nomment la Plaine. Elle a tout d’un monde réel. Une unité de lieu et de temps, une continuité, une réelle persistance.
La Plaine vit sa vie, les saisons s’y succèdent, la météo y est changeante. Mais ses habitants n’y font que des passages réguliers, reprenant leur existence onirique là où leur réveil précédent les en avait extrait.
La Plaine est un univers de fêtes, de gloires, de batailles, d’affrontements, d’alliances, de trahison, de beauté et d’horreurs mêlés, exacerbés, perpétuels et délirants. Dans la réalité de Sür, rares sont les conflits. Etrange est d’ailleurs la première visite sur cette planète. Nulle part ailleurs vous ne trouverez des peuples aussi paisibles, calmes, voir indolents. Mais il n’en est rien, les peuples de Sür sont tout autres !

La Galaxie Abram - Les Colonies - Les Ruches d’Ine

Les mondes d’Ine sont des planètes, sept au jour d’aujourd’hui, du secteur CĦ accueillants des archologies  formecs autonomes. Elles produisent une grande partie des biens manufacturés du Corpus Abram.
Chaque archologie  est dirigée par un servant. L’ensemble des servants d’Ine forment à leur tour un servant Solune.
 
Particularités :
  • Une division Scorpionaute (mille trois cents hommes, deux frégates, quatre corvettes, trois scorpions, une base tarentule) assurent la sécurité des ruches d’Ine dont l’activité est stratégique pour le corpus Abram.
  • Trois antennes relais Ekivok permettent l’immédiateté des communications inter ruches, nécessaire à l’existence du servant Solune d’Ine.
  • L’activité ultra industrielle des ruches se fait dans le respect des biomes d’accueil classés « sensibles, fragiles ».
  • Les archologies sont des réalisations du pô pro arketech Mondes à Voir, d’alias MoAv. Ce sont des œuvres uniques affirmant la réalité Logimecs en tant qu’ensemble sentient. Il en résulte l’une des compositions d’Intelligences multi mondes la plus vaste jamais créée, dotée d’une capacité d’expansion sans limite.

La Galaxie Abram - Les Sociétés - L’Alliance

L’Alliance est une société de transport rapide, c’est un peu nos coursiers de l’espace !
En dehors de sa propre flotte de vaisseaux elle engage des petits transporteurs privés. Ces derniers se doivent de respecter la chartre stricte et sévère de déontologie de la société, l’Alliance Domine.
Une structure interne de l’Alliance est en charge d’appliquer ces règles et de contrôler qu’elles soient suivies par tous les sous traitants travaillant pour elle. On nomme cette structure l’Assurance.
 
Vous êtes LaLa Victi HÜmuya d’alias Lacti, commandante du vaisseau Intelligence Pourquoi On n’y voit Goute, d’alias Pourquoi. Vous contrôlez les transporteurs de l’Alliance sur les Méridiens frontaliers du Popland.
Loin des voies encombrées du centre nid, votre vaisseau est dirigé par l’Intelligence Un Regard Plus Loin, d’alias Plus Loin, une ancienne éclaireuse des premiers cycles.
Entre ses glyphes experts, vous pouvez vous rendre à plus de six sauts instantanément. Peu de navires peuvent rivaliser avec vous sur le terrain de la mobilité, de la rapidité et de la précision du saut.
Par contre votre navire n’est ni une caraque, ni une frégate, et encore moins un croiseur. Non, c’est une simple annexe, un petit S4, à peine doté du confort minimum d’un transporteur indu NT4. Ce choix n’est pas le votre, c’est celui de Plus Loin… Pour cette raison et pour tant d’autres, vos relations avec le vaisseau sont souvent tendues, complexes… conflictuelles.
« Quel bordel ce navire ! Obligée de vivre dans une caisse à savon parce que l’autre bousin est une nostalgique de son heure de gloire où elle pouvait faire cavalier seul. Mais personne ne t’oblige à rempiler dans la marine ma vieille ! Place aux jeunes et retourne te les geler dans l’espace sans autre compagnie que te lugubre personne ! »
« Nous arrivons à la lisière de la zone de recherche capitaine. Je propose que nous longions la bulle d’ignorance jusqu’au périgée. Nous pourrions ainsi rejoindre l’aiguillage tout en restant ignoré. Nous les surprendrions en moins de trois cycles courts. Qu’en pensez-vous Milady ? »
« J’en pense que je veux de l’espace ! J’étouffe ! Je n’en peux plus, j’abandonne… »
Pour le coup, Plus Loin accuse une légère hésitation :
« Certes… Bien… Bon, mais vous avez conscience qu’un abandon immédiat de la mission est impossible ? »
« Je vais me gêner… »*
« Pour ma part, je continue. Je vous laisse la navette ? »
« Ca ne sera pas plus inconfortable que ta coquille insalubre »
« Je ne suis pas responsable du ménage. Humm… Je ne voudrai pas vous presser mais si vous voulez quitter le navire, c’est maintenant. Plus tard risquerait de nous faire remarquer. »
Lacti n’a que peux de bagages, même si cela fait plus de douze Suites de suite qu’elle commande ce navire.
Elle embarque dans la navette peu de temps après et part…
Plus Loin est profondément perturbée et rate par deux fois son entrée sur l’aiguillage. Elle n’a jamais pris au sérieux les nombreuses menaces de départs de Lacti et celui ci est si brutal.
Elle n’en poursuit pas moins sa mission, déterminée à tout faire par la suite pour rattraper celle qu’elle considère comme sa compagne depuis bien longtemps.
Elle se reprend et comme à son habitude manœuvre avec habilité et une adresse véritablement sans égale, fondant sur sa proie, invisible, silencieuse, rapide et impitoyable… Si ce n’est que cette fois elle n’est pas la première sur les lieux. Lacti est là. Elle a déjà arraisonné le navire pirate et l’attend, debout sur la proue de ce dernier, souriante, triomphante et diablement arrogante.
« Elle l’a fait seule, à bord d’une navette, bien plus vite que moi et sans que je ne détecte quoi que ce soit… Par le Triche, quelle pilote ! »
«Je te donne droit à une pièce en plus », lance Plus Loin à son capitaine. « Tu en feras ce que tu veux ».
« Une pièce en plus, qu’es ce que tu veux que j’en fasse ? J’ai déjà un palace pour moi toute seule. Qui voudrait davantage ? »

La Galaxie Abram - Pirates du Grand Vide

Il fut un temps, parmi  d’autres temps, où nous étions nombreux, puissants et craints. Il fut des temps où la société s’organisait autour de nous et de nos exactions. Nous attaquions, elle se défendait, nous attaquions plus fort et elle mordait encore plus fort.

 

Aujourd’hui, sacrifiée sur l’hôtel d’une civilisation pseudo pacifiée, la profession se meurt et l’espace et plus triste que jamais.

Aujourd’hui, je suis peut être le seul digne représentant de l’illustre famille des Pirates du Grand Vide ! Avouez que le nom claque bien quand même ?! Que pensiez-vous ? Que la piraterie n’avait plus court dans le maillage de nos Méridiens ? Vous n’avez pas totalement tort. Les Scorpionautes ont décimé nos rangs… Mais j’essaie, humblement, de perpétuer la tradition. Ceci dit, ne vous y trompez pas, je fais cela dans les règles de l’art : attaque, abordage, vol, destruction et meurtre, si la touche finale le demande. Mon nom : Inigo de Montoya, d’alias l’Ecumeur des âmes… à votre service !

La Galaxie Abram - La Collecte

La lettre La Collecte de quoi ?

Des vies.

La Maison Grande collecte des vies et propose à ses clients de les vivre à leur tour.

La Maison identifie des citoyens qu’elle juge dignes d’intérêts. Les critères pour cette sélection sont multiples :

  • L’originalité de leur existence
  • Les valeurs qui les gouvernent
  • Leur itinéraire, vocation, destinée
  • Leur caractère, humour, bonté
  • Leur Pensée Secondaire, le Complexe C
  • Leur famille, relations, tribus, groupe, lignée
  • Leur déviance, tragédie, blessure

La Maison demande au citoyen ainsi choisi s’il accepte que sa vie soit collectée. L’opération s’effectue en temps réel par le biais du plot vertébral et avec l’aide d’une Intelligence Biographe. Les vies sont stockées dans des Outres de données. On les appelle à ce stade des Limons.

Le citoyen désireux de vivre l’existence d’un autre s’installe dans une Main Prononcée. Ce type de Main peut accueillir des adeptes de la Seconde Voix pendant de nombreux cycles longs, voir pendant de nombreux Intervalles complets.

Le Limon de Vie est déroulé sur un treillis d’algorithmes à effondrement. Celui qui prend place dans cette nouvelle vie est nommé l’Exultant. Il peut opter pour différents niveaux de contrôle de sa nouvelle existence :

Par Cheminement : l’Exultant est là en spectateur. Il est son hôte mais n’en a pas le contrôle. Il suit la destinée qui fut celle de celui qu’il a choisi. Il ressent son environnement et les émotions de la vie qui lui est racontée mais ne peut interférer sur son déroulée. Le Cheminement est aussi appelé Traversée en ce qu’il est souvent utilisé comme une retraite spirituelle, un temps à l’échelle d’une vie pour apprendre d’un autre et méditer sur la différence et le savoir d’autrui.

Par Emprise C : l’Exultant a la maitrise de son hôte. Il est libre d’agir à sa guise mais reste sous l’influence de courants d’ascendances puissants. Sans qu’il ne puisse s’en rendre compte son existence suit des flux prédestinés qui l’amènent inexorablement, quels que soient ses actes, vers les nœuds de l’histoire originellement vécue.

Par Prise : l’Exultant investit totalement le personnage de la vie collectée. Il peut mener son existence comme il le souhaite, s’éloigner des nœuds d’histoire ou en rester proche. Des Intelligences Légères veillent et servent de guide pour aider l’Exultant dans sa nouvelle vie mais ce dernier reste seul face à son destin et lors des choix qu’il a à faire à la croisée des nœuds d’existence. Ceci dit, le contrôle par prise offre l’avantage non négligeable de pouvoir revenir à tout moment en arrière dans le cheminement de la vie collectée, de rejouer plusieurs fois la même séquence pour tester des choix différents, voir pour tout simplement revivre une expérience heureuse.

Il est à noter que la Maison Grande a créé une école de la Pensée Collectée pour poursuivre ses propres recherches dans ce domaine. Ainsi, elle a pu innover dans la fusion de vie par exemple, ce qui lui permet de proposer des existences constituées à partir des destinées de plusieurs citoyens. Elle travaille par ailleurs sur un projet très prometteur de vie artificielle entièrement créée par des Intelligences.

Affaire à suivre...

La Galaxie Abram - La Shage

Par Gabriel

La Galaxie Abram - Le musée de la Mer Intérieure

e tous les lieux fabuleux que l’on peut trouver au sein de notre Traceur j’ai une préférence pour le Mer Intérieure. J’aime à voir la réalité de cette océan qui navigue dans l’espace. Ce lieu est une vraie folie paisible, une périlleuse prouesse technologique dédiée à la sérénité, à la paix, à l’équilibre de l’Abram. Et ce lieu renferme de nombreux autres lieux.

L’un d’eux, est un musée. On l’appelle les Bulles d’Ex Peau. Il s’agit de salles disséminées çà et là sous la surface de l’océan. Ce sont des sphères transparentes immergées pouvant accueillir des expositions temporaires d’artistes colons, résidents ou alliés. L’immensité des lieux permet de présenter des œuvres monumentales. On peut s’y rendre par téléportation mais il est plus agréable, je trouve, de naviguer de bulle en bulle à bord de l’un des nombreux submersibles mis à la disposition des visiteurs.

En ce moment, l’artiste JooP expose dans plusieurs bulles ses fantastiques escargots rhinocéros. N’hésitez pas à venir vous perdre dans les circonvolutions de leurs coquilles.

La Galaxie Abram - Seul sur Omeria

Dessin de Gabiel, couleurs Gabriel

La Galaxie Abram - Le Moulin

’Abram, en bon père de famille a préféré détourner une majorité de la manne énergétique offerte par Bruka pour la construction d’infrastructures nous assurant à moyen terme de ne justement plus dépendre de la générosité de quiconque. C’est un accord passé entre nous et Bruka. Toutes les cartes sont sur la table. Il existe même, dans les termes de cet accord, une clause qui stipule que nous contribuerons une fois que notre balance énergétique sera excédentaire, à nourrir l’océan Brûka par des apports, certes symboliques, d’Ԑ brute.

Parmi ces installations produisant ou stockant de l’Ԑ brute ou raffinée, on peut en citer quelques-unes qui sortent de l’ordinaire…

-          Le Fournil du Perroquet. C’est un écarteur placé au cœur d’un pulsar éklictoïde proche du carrefour des Méridiens AHïl et PrémiPrémus. Il laisse passer du Triche au Normal. Une chute énergétique colossale. Un système stellaire proche formé de trois composantes est entièrement aménagé pour le stockage de cette Ԑ. Six géantes gazeuses et les trois soleils servent de silos et chaque système est équipé de son astroport. Spécificité du dispositif, une raffinerie peut traiter l’ Ԑ brute sur place sans avoir à transiter par le Traceur. Une colonie a élu domicile sur cette structure et gère l’ensemble qu’ils ont finalement appelé le Fournil.

-          L’Orgueilleuse Sellette. Projet plus controversé, il a pourtant vu le jour il y’a 220 cycles et se maintient malgré ses détracteurs.  Basé sur la technologie relativiste de l’architecte Alûre de l’église Tek No Tech de la pensée Alpha, elle consiste à ralentir l’entropie naturelle d’un soleil jusqu’à ce que les forces de rétablissement de l’astre tordent le repère tridimensionnel de l’espace normal jusqu’à la limite de rupture temporel. Les freins mis en place sont alors relâchés d’un seul coup et le retour à l’équilibre spatial du soleil produit un flux d’ Ԑ ultra brute comparable à l’explosion d’une super Nova. Cette Ԑ est enfermée dans des cubes de Brises laissés là, aux abords du système. Un terminal raccordé aux cubes permet d’y puiser toute l’ Ԑ voulue. La polémique porte sur plusieurs points :
 

o   Le soleil meurt très rapidement, seuls trois à six ponctions sont possibles avant vitrification de l’astre.

o   Des fissures temporelles brisent tous les méridiens proches d’une Sellette, ce qui rend difficile l’exploitation de ces gisements.

o   Un tiers de l’ Ԑ puisée est utilisée pour la ponction suivante.

Il reste néanmoins vrai que, même si cette méthode est particulièrement destructrice, elle rapporte une somme, un volume d’ Ԑ considérable. Pour l’instant, seize étoiles sont ainsi exploitées, mais trente-deux ont déjà été détruites.

-          Les Eoles.
Les Eoles ne sont pas à vraiment parlé des sources d’Ԑ mais plutôt des stations de stockage et de réapprovisionnement en Ԑ raffinée disséminées au sein de la galaxie dans les désert de verre.
On nomme déserts de verre ces zones contrôlées par des civilisations autochtones et mises en quarantaine par le Traceur. Dans ces secteurs, notre présence ne doit pas être révélée. Afin de maintenir les Méridiens traversant ces territoires, l’Abram y a placé de vastes stations cachées dans des replis du Triche autorisant une jonction permanente avec l’Espace Normale. Une tour, dissimulée par des écrans neutres émerge du Triche et l’on peut y accéder pour se réapprovisionner en Ԑ raffinée. Le gros de la station se trouve suspendue au-dessus de la tour mais dans le Triche. Les Eoles sont maintenues par des Merks (des Mecks instruits) et peuvent aussi servir de refuges à des Intelligences de passage ou parfois même à des Bio, qui sont alors logés dans la Tour.

-          La Chambre des Négoces
A l’inverse, l’Abram a pu nouer de nombreuses relations avec des civilisations qui l’aident, moyennant un juste retour des choses, dans sa quête ininterrompue d’Ԑ brute. L’une de ces alliances  est intéressante à plus d’un titre. La Chambre des Négoces est un consortium qui invite les grandes industries de plusieurs civilisations du noyau à développer des programmes de recherches communs. Le Traceur participe en mettant à disposition des équipes de recherches le matériel et les infrastructures nécessaires. En aucun cas il n’offre de nouvelles technologies, les civilisations participantes doivent chercher et trouver elle-même. Mais le Traceur leur facilite la tâche. Cette association intra civilisationnelle à deux principaux bénéfices : le développement rapide d’un arbre technologique maitrisé en douceur par le Traceur et une stabilité accrue dans ce secteur. Et surtout, ce programme a permis de créer de nouvelles sources d’énergie. Une bourse des excédents d’Ԑ ainsi produits profite aux civilisations concernées ainsi qu’au Traceur.

Image: 

La Galaxie Abram - Sans Faille, sans arrêt

Vous devriez venir sur Coriopolis!
Qui je suis? Je me nomme Cirogone d'Alias Conflex, je suis transcripteur de Méridiens. Je voyage aux quatre coins de la galaxie Abram et décris par le verbe et le statique les créations de notre Naviguant.
Oui, je sais, l'Abram ne me pardonnerait pas le terme de création. Il est bien le dernier à revendiquer une quelconque paternité sur les colonies nées des enfants de son sein. Mais qu'importe, j'assume. Mon expérience du terrain me le permet. J'ai visité plus d'un millier de mondes et je peux vous l'affirmer, ils ont tous un quelque chose de notre Traceur.
 
Je tenterai de l'expliquer plus tard. Revenons vite à ma dernière découverte: Coriopolis.
C'est un monde d'Intelligences. Que du Métal ou presque. Il y'a bien quelque BIOs, comme moi en ce moment, par exemple. Mais la chair reste rare. Noté que nous y sommes les bienvenues, mais ce monde est trop fou pour que nous, pauvres êtres cellulaires, puissions y rester plus d'un cycle sans devenir totalement dément!
Coriopolis est l'oeuvre du génial Architecte Abso d'Alias TutiQuantique. Intelligence vénérable de trois mille cycles principaux, elle n'en est pas à son premier Tracé. Auprès de l'Abram, TutiQuantique a souhaité créer une colonie pour lutter contre l'immobilisme dépressif lié à la lente agonie du Don du Vieux*.
Il a donc décidé de construire un monde tout en mouvement, en mouvement permanent. Sur Coriopolis, rien n'est immobile, rien n'est statique. Il n'y a pas de lieu. Il ne peut exister d'endroit. Donner une adresse est impossible. Seules existent des trajectoires, des probabilités de rendez vous, des incertitudes de rencontres.
Sur Coriopolis, vous vous nourrissez d'énergie cinétique. La monnaie d'échange est la vitesse.
TutiQuantique a élaboré un protocole perceptif adopté par toutes les Intelligences de la colonie. L'environnement visuel, tactile et sonore en est radicalement modifié. Les Bio peuvent également l'essayer. Les échanges énergétiques y sont mis en valeur. Toute déperdition d'énergie est visible et palpable. Chaque mouvement laisse sa trace. Chaque pas en avant, chaque tour de roue, chaque décollage, chaque retournement, tous les mouvements contribuent à vous enrichir et les plus anciens, ayant parcourus le plus de segments, brillent d'une aura étincelante. Je suis, pour ma part, une tâche sombre suivant un chemin crayonné et laissant derrière lui des gouttes huileuses. Et sans arrêt des traits de flèches tentent de m'emporter dans leur course folle. Pour m'aider. Mais je ne suis pas de ce monde. Je ne peux m'y intégrer. Pas sous cette forme.
 
* Le Don du Vieux : lente plongée dans un état dépressif lié à la prise de conscience du statut d'immortel

La Galaxie Abram - Sur Marée

Sur Marée, il y’a la Déferlante, une mer unique sans cesse soumise à une tempête fantastique, une tempête à l’échelle d’une planète. Des vagues de plus de trois mille mètres, des vents plus rapides que le son, plus violents qu’une chute de pierre, plus bruyant qu’une explosion nucléaire, des pluies aussi denses que la mer elle-même, des gouttes ciselées et tranchantes comme l’acier.
 
Sur Marée, le ciel est sans cesse zébré de millier d’éclairs, les nuits sont aveuglantes, la mer plus électrique  qu’un autel de Gauss.
Pas un rivage n’a résisté à l’assaut implacable des déferlantes géantes. Il y’a bien  longtemps, la terre a cédé tout terrain à la mer.
Une colonie vit ici, dans de grandes nefs voguant sur ces flots déchainés. A l’échelle de la houle perpétuelle, ce ne sont que de minuscules coquilles de noix jetées dans l’oubli de ce monde déchainé.
Mais les capitaines de ces vaisseaux insubmersibles savent défier l’indomptable. Bien sûre, ils plient, s’effacent, courbent l’échine et toujours reculent, jamais ne résistent. Ils ont su apprendre à accompagner cette terrible fureur et, à ses côtés, danser la cavalcade effrénée de ce qui semble être le cri de l’univers.

La Galaxie Abram - Quel temps fait-il ?

Toute civilisation ultra sophistiquée sommes nous, si il y’a bien une constante qui nous lie à nos lointains ancêtres et à tous ceux qui les ont suivi, c’est cette préoccupation du temps qu’il fait ce cycle, celui d’après et celui qui suit celui d’après.

Que ce soit sur les mondes artificiels au climat archi contrôlé ou sur les terres des lointaines colonies aux prises avec les éléments qui les dominent, le Bio comme le Métal lève le nez, tend la main, et critique le temps qu’il fait.

Une discussion entre des Résidents ou des Colons semble toujours devoir commencer par une évocation de la météo et de ses conséquences. Même à bord d’un Traceur où l’on peut savoir au tinycycle près quelle sera la température ambiante, l’hygrométrie, la force et le sens du vent et la pression atmosphérique, il est courtois, voir nécessaire de commencer une conversation par une évocation météorologique. Cela est devenu dans notre société l’équivalent d’un salut polis. On parle météo comme on opine du chef, comme on sert la main. C’est l’accolade selon l’Abram.

Cet intérêt va au-delà de l’échange de simples politesses. Il y’a un intérêt réel dans cette manifestation la plus directe de la nature, rappel de notre nature intrinsèque de créature biologique.

Tout cela pour que vous compreniez comment une Intelligence Outre en est venue à s’intéresser à cette science jusqu’à en délaisser sa mission première (la simulation prédictive des mondes colonisés) pour ne plus se concentrer que sur l’étude des innombrables climats que l’on peut trouver sur l’infinité des mondes connus.

Le climat d’une planète est toujours une affaire complexe. Alors imaginez ce que peut être l’étude conjuguée des modèles météorologiques de plusieurs centaines de milliers de mondes.

Cette science est sans limite. Toutes les fantaisies y sont permises, toutes les exubérances de la physique, de la chimie, de la géologie, de la biologie rassemblées s’y confrontent en équations au quotient chaotique infini.

L’Intelligence qui a décidé de s’y coller, d’en simuler les réalités à la perfection, se nomme Hydro Dolto d’alias La Corne et La Vache. Demandez-lui de vous transporter au sein de n’importe quel climat qu’elle affectionne et vous voilà soudain face à des tornades de cristal, des éclairs gros comme un immeuble à la déflagration aussi puissante qu’une charge à neutron, porté par un embrun velours, surpris par un vent à détonation, soulevé par la neige plume… Demandez-lui de vous montrer les pluies inter mondes de Cuelpa, et celles sous-marines d’AtrapaNonNon. Elle saura vous expliquer comment un nuage de Saline peut être plus lourd qu’un Traceur. Elle saura vous dire comment vous protéger des vagues de pierre des planètes d’Ecumes. Et finalement elle vous racontera comment les habitants de ces mondes vivent ces climats.

Alors, si vous êtes de passage sur Britane (suivez le Méridiens du Socle Sinueux), rendez donc visite à La Corne et La Vache. Et si vous voulez vous faire bien voir de cette vénérable Intelligence, apportez lui un parapluie, elle en raffole.

La Galaxie Abram - Le Bunker

Lettrine Il existe un endroit sur le Traceur que vous devait découvrir. On y entre par un sas aux dimensions colossales, on y rencontre le Naviguant, on s’y perd pour mieux connaître l’Abram et, au final, mieux se connaître soi même.

Petit interview de BimBeduüm, le sciento-artok bien connu de la seconde voix éclairée, notre source d’informations multi azimuts préférée.

Tacine : "En dehors de la Pater, existe-t-il un lieu interdit aux résidents."

BimBeduüm : "Oui, le Bunker."

Tacine : "Et que renferme-t-il ?"

BimBeduüm : "Un secret."

Tacine : "Un secret. Ce n'est pas vraiment dans l'esprit du Naviguant. N'est il pas plutôt un adepte de la transparence ?"

BimBeduüm : "Oui, mais le Bunker est là pour agir comme moteur de notre curiosité."

Illustration de Gabriel pour l'article Le Bunker

Tacine : "Humm… et comment cela fonctionne-t-il ?"

BimBeduüm : "Le Traceur cache en son sein un secret. Ce secret représente, ou plutôt explique, si il est trouvé, le Complexe C du Naviguant."

Tacine : "Intéressant. Mais pourquoi le cacher ? Notre Abram aurait-il honte de ce qu’il est ?"

BimBeduüm : "Non, bien sûre que non. Le Bunker est loin d’être inviolable. Au contraire, il invite à la découverte. Mais pour celui qui se prête au jeu de l’exploration, le chemin sera long, exigeant et semé d’embuches. Mieux connaître l'Abram devient passionnant, diablement addictif et au final boulversera durablement votre existence..."

Tacine : "On dirait, à vous entendre, un jeu. Un peu comme une chasse au trésor."

BimBeduüm : "Exactement, c’est tout à fait cela. Si vous persévérez  et allez jusqu’au bout du voyage, vous connaîtrez votre Traceur intimement et pourrez très certainement vous investir dans votre vie de résident ou de colon de façon plus absolue."

Tacine : "Et concrètement, comment cela fonctionne-t-il ?"

BimBeduüm : "Vous embarquez pour un long périple. Il vous faudra plus d’un cycle long dans la première vie, et une ou plusieurs existences dans la seconde."

Tacine : "Ah oui ! Tout de même ! C’est donc un acte déterminant dans notre réalisation ! Et c’est accessible aux Bio comme aux Métal ?"

BimBeduüm : "Oui, mais avec une approche à rebours pour les Métal."

Tacine : "Et que se passe-t-il en seconde vie ?"

BimBeduüm : "L’Abram vous invite à découvrir une simulation d’un monde que vous rêveriez d’explorer. Et vous rencontrerez une incarnation du Naviguant au sein de ce monde. Rapidement le Traceur vous propose d’explorer d’autres mondes. Vous avez à votre disposition une plateforme de transit pour passer rapidement d’un mondes à l'autre. Et rapidement vous vous lancez dans une enquête à la recherche d’indices susceptibles de vous éclairer sur la personnalité du Traceur."


Crédits : illustration de Gabriel

Au Rythme des Cycles

Au rythme des Cycles - La tournée d’inspection du Dronae - épisode 1

Trio

Le Dronae atterrit dans le sifflement de ses disques cinétiques, au centre d’une clairière entretenue. Il suspend son vol à un mètre du sol, scanne ce dernier afin de déterminer sa capacité à soutenir sa masse imposante.
Enfin, le train d’atterrissage touche terre et le silence, ponctué du cris des animaux, reprend ses droits.
Lieu de son inspection : Trio, référence du Tracé : C203 / 315. Une des premières colonies Bruka. C’est un jeune monde à la biodiversité encore croissante. L’océanographie y est plutôt faible. C’est un monde principalement constitué de larges plaques tectoniques séparées par des fleuves océans. Ces derniers sont des bras de mers où l’on peut discerner un amont d’un aval.
 
L’équilibre des trois soleils du système procure à Trio un climat également réparti à sa surface. Il y est partout clément.
La nuit n’existe pas sur Trio, ce qui a façonné une nature toute tournée vers l’énergie des ses soleils. Chaque être, végétal, animal, microbien, terrestre, marin ou aérien, possède des capteurs d’énergie solaire réduisant considérablement l’inter dépendance des espèces entre elles. Sur Trio, la lutte pour la vie est bien moins une compétition que sur la plupart des autres mondes habités. L’équilibre entre les espèces se situe plus au niveau territorial. Toute la problématique de la survie tient à l’espace vital. Et la vie sur Trio a trouvé une solution originale à ce problème.
D’un coté, une vie florissante baignée d’un flot ininterrompu d’énergie, dans un biome idéal à son épanouissement et le tout sans prédateur aucun. De l’autre, un espace limité. La solution, un stricte contrôle de la natalité. Et ce contrôle passe par les représentants d’une branche du vivant, et plus particulièrement, d’une plante. Même si de nombreux types de reproduction ont cours sur Trio, aucun n’est possible sans l’Aparture, une plante terrestre, aquatique et aérienne qui est la seule à posséder la protéine nécessaire à l’accomplissement des processus de gestation des animaux de Trio.

Au rythme des Cycles - La tournée d’inspection du Dronae - épisode 2

L’Aparture ou Etrine

Mécanisme de régulation de la démographie sur Trio :
Toutes espèces vivantes sur Trio dépend de l’Aparture, aussi appelé genèse Etrine, pour compléter le mécanisme de fécondation, de bourgeonnement ou tout autre moyen de reproduction existant sur cette planète.
Tous les êtres vivants se doivent de consommer, d’une manière ou d’une autre, de l’Etrine au moment de la gestation de leur descendance. Si la population du vivant augmente dans une région, l’Etrine se raréfie et le nombre des naissances diminue.
 
Il y’a un lien direct entre l’abondance d’Etrine dans  une région et l’abondance de vie en ce même endroit.
Ce système tend à mettre toutes les espèces sur un pied d’égalité et limite fortement la concurrence entre elles. Les prédateurs sont rares sur Trio et la plupart des animaux sont des végétariens ; On parle ici d’une « mega » espèce, l’ensemble des branches du vivant de Trio constituant une grande espèce dont tous les individus contribuent collectivement à l’évolution de l’ensemble.
Pour peu que l’on n’oppose pas le végétale de l’animal. Mais cela ne semble pas être la question sur Trio, le végétal échappant à la règle de l’Etrine, sa diversité étant plus faible.

Au rythme des Cycles - La tournée d’inspection du Dronae - épisode 3

Aloïd, Dronae persona

La tournée d’inspection du Dronae doit durer trois grands cycles. Son ordre de mission est le suivant :
  • Effectuer un recensement de la population Bio et Métal des colonies de l’Abram sur cette planète.
  • Dresser un bilan de la bio diversité sur Trio.
  • Mettre à jour les données de simulation pour les Servants Solune.
  • S’entretenir avec le Lupin (l’interlocuteur privilégié de la colonie pour les représentants du Traceur) afin de déterminer s’il est « raisonnable » d’installer une Vasque sur Trio*.
*Les Vasques reçoivent la vase, matrice des Intelligences.
 
Le Dronae dispose d’un avatar comme extension naturelle de sa condition de vaisseau. Il se nomme Aloïd. Il possède également plusieurs véhicules adaptés aux différents environnements qu’il rencontre habituellement lors de ses tournées et plus généralement au cours des ses nombreuses incursions en territoire inconnu.
Pour sa visite de Trio, il utilise un planeur de classe Frontalier, doté d’une combinaison autonome totale, d’une moto AG de type Béca, de deux logimecs de combat, de six logimecs de reconnaissance et d’une Intelligence asservie*.
*Les Intelligences asservies sont des extensions d’une Intelligence maître. Elles sont généralement dépourvues de tout artifice non fonctionnel et leur structure Métal est réduite au strict minimum. Elles sont généralement utilisées comme éclaireurs pour des voyages distants par conviction.

Au rythme des Cycles - La tournée d’inspection du Dronae - épisode 4

Iloé, l’île Isolée

Sa première destination : Iloé, l’île Isolée. Cette île est située au centre d’un lac naturel dans le cratère du plus grand volcan de Trio. Les habitants de la colonie installée là, nomment le volcan le Guauvan, ce qui pourrait se traduire par « la Gueule qui protège ».
Aloïd pose le planeur sur le versant sud du Guauvan. Il décide de rejoindre la colonie à pied, accompagné d’un logimec de combat et d’un autre éclaireur.
S’il marche bien il atteindra les rives du lac, sur le versant opposé du cratère dans moins de deux cycles courts. Il pourrait rejoindre le village en deux minutes à peine en utilisant la Béca. Mail il n’est pas pressé et il pourra ainsi commencer son bilan de la biodiversité.
 
Le versant sud qu’il emprunte est une pente douce de roche et de grands cristaux. Une flore rare colore la pierre noire volcanique de teintes rouges ocre. On y trouve principalement des mousses, des petits arbustes et des plantes vivaces. Insectes, oiseaux, reptiles, petits dinosaures et mammifères s’y côtoient, nombreux et en paix. L’Aparture y est abondante et de nombreux animaux, toutes races confondues, se retrouvent autour de ces arbres majestueux pour en manger les fruits tombés à terre.
La totalité des données collectées par Aloïd et ses compagnons d’expédition sont envoyées au Dronae où elles viennent enrichir le flux des informations gonflants le ventre des Outres de conservation de la réalité. Le gros des données proviennent en fait d’une flottille de plus de cinquante satellites que le Dronae a libérés dans l’orbite de Trio, à son arrivée sur la planète.
Le sommet du cratère atteint, Aloïd observe l’île Isolée, en contrebat, petit point au centre de la surface scintillante du lac aux couleurs sombres et dont les eaux semblent infiniment profondes. Sur sa droite, un troupeau de dinosaures aquatiques se laisse dériver au gré d’un faible courant. Parfois, on peut voir l’eau se mettre à bouillonner subitement et des geysers projettent  une haute colonne d’eau et de vapeur dans le ciel. Ils disparaissent tout aussi rapidement qu’ils apparaissent et des nuées de petits oiseaux insectes se forment au dessus de l’écume jaune souffre laissé par le geyser. Les volatiles plongent dans la mousse pour en ressortir aussitôt, généralement avec un petit poisson dans le bec.
Si l’on continue d’observer attentivement la surface de l’eau, on peut également apercevoir des ailerons noirs fendre l’eau à grande vitesse. La houle qui précède l’animal qui nage ainsi à la surface, laisse penser qu’il s’agit d’un poisson ou d’un mammifère de grande taille. Aloïd s’attarde sur cette découverte, s’interrogeant sur les mécanismes naturels qui ont permis à un tel organisme de se développer dans ce milieu clos. Il envoie son drone éclaireurs effectuer des scans rapprochés. Le logimec disparait sans un bruit et il reçoit presque instantanément les premiers clichés de l’animal en gros plans et des radiographies de son anatomie. Il y voit une baleine de trente mètres de long dont le corps est entièrement recouvert de plaques osseuses. Les jointures entre ces plaques laissent apparaître une clarté luminescente sur laquelle s’agglutinent des colonies de crevettes rouges et bleues. Des galeries semblables à des vaisseaux parcourent l’animal et permettent aux petits crustacés de voyager dans l’organisme de la baleine. Les vaisseaux se contractent et génèrent un courant d’eau dans l’ensemble de ce circuit « veineux ». Les crustacés qui entrent dans le circuit sont rouges pour en ressortir bleus. L’animal n’a ni bouche, ni système digestif et respiratoire. Le logimec récence soixante trois de ces animaux repartis en onze troupeaux. On peut apercevoir, sur le corps des baleines,  des chapelets d’algues Aparture dont les crevettes semblent parfois se nourrir.
Aloïd cesse là ses investigations et se promet d’interroger les habitants de la colonie au sujet de cet animal étonnant. Il tarde à se remettre en route, subjugué par la beauté saisissante du Guauvan, de Trio et de son ciel flamboyant, d’Iloé, de sa fragilité, de cette équilibre du Bio.

Au rythme des Cycles - AppSign

Issu d’une famille aristocratique de l’anneau vivant Blanca du treillis Proche Cousin, AppSign, d’alias initial Front Avant, est devenu d’alias Asynchrone. Nous reviendrons sur les événements qui ont amené à ces changements.
 
L’anneau Blanca est un des plus anciens monde BioTek. C’est un vieillard et son espérance de vie se mesure désormais en siècles. Sans l’assistance de ses frères et sœurs il ne pourrait survivre, son organisme n’étant plus capable de se régénérer suffisamment et par la même, d’assurer un habitat sécurisé pour ses habitants. Il n’en reste pas moins une des places commerciales majeures du centre Empire.
La famille d’AppSign est liée à l’habitat. Cette lignée a été créée spécifiquement pour ce monde. AppSign étant l’héritier désigné pour assurer la transition de l’empire familiale vers une nouvelle terre d’accueil.
Mais AppSign rêve d’évasion, de mondes beaucoup plus lointains, d’une destinée bien plus aventureuse.
Sachant qu’il ne peut lutter contre la volonté familiale mais doté d’une intelligence qui ne lui fait jamais défaut, il s’arrange pour être désavoué au profit de son frère qui est finalement choisi pour succéder à leur Sélectionneur, le prince Asha Blanca d’alias le Serment.  AppSign est répudié, mais il est libre.
C’est à cette époque qu’il apprend le passage imminent du Traceur Abram Onéguïne en voyage de moisson. Il demande au Naviguant un entretien et l’obtient. L’Abram, impressionné par l’alchimie subtile de cet intellect si vif, si aventureux et si déterminé, accueille AppSign à son bord et lui confie d’importantes responsabilités au sein de la Pensée d’Evolution qui lui est chère.
Le destin d’AppSign au sein du Traceur semble tout… tracé. La galaxie U7.1, qui n’est pas encore la « Pensée qui nous construit », lui tend les bras. Un territoire à sa mesure.
C’est au terme des trois cycles majeurs du voyage de moisson, peu de temps avant le saut 3,33 qu’AppSign rencontre Nerra, à l’occasion de la fête d’obtention de la clé Burrough.
Nerra officie en tant que shaman de la pensée Canonical d’inspiration Culturelle. Une secte, un gourou, un adepte. Aujourd’hui encore, il reste très surprenant que l’Abram ait toléré l’Eglise Canonical à son bord. Certains y voient une erreur majeure de la part de ce jeune Traceur, d’autres veulent croire en un plan élaboré de longue date. Toujours est-il que cette rencontre est funeste pour AppSign qui confie innocemment sa vie, son âme et son complexe C aux mains de Nerra qui fait de lui l’un de ses nombreux cobayes, sujets de ses expérimentations Psy et plus particulièrement de ses expériences sur l’Asynchronie.
Le principe de l’Asynchronie est simple. Il est fondé sur le postulat que les gènes Bio renferment le pouvoir, à l’image des Intelligences, de maitriser l’effondrement du temps et par la même, de créer des intervalles aptes à la naissance des Simulations, réceptacles de mondes intérieurs.
Il n’a jamais été prouvé que cela soit possible. Par contre, on constate que les Bio ayant expérimentés cette initiation PSY sont souvent frappés de la maladie dite d’Asynchronie qui se traduit généralement par des états récurrents de catatonie.
AppSign est le premier résident du Traceur à être frappé d’Asynchronie. Il erre des cycles entiers dans les secteurs abandonnés du Traceur, en proie à de violentes crises de démence. Il ne se nourrit plus. Sa Sonde Farmer, ne parvenant plus à maintenir son métabolisme prévient, par l’intermédiaire de son Intelligence, le Traceur, que la fin est proche. Ce dernier prend la décision de placer AppSign en stase, le soigne contre son gré et lui propose un traitement qui guérit de l’Asynchronie. Mais il est trop tard, AppSign dit être désormais un « univers de mondes » et qu’il a la responsabilité des milliards d’âmes vivant en son sein. Le Naviguant prend alors la décision de le débarquer, ce qui laisse penser qu’AppSign, dans son état, est un danger pour le Traceur. C’est aussi à cette époque que nous perdons toute trace de Nerra.
Et c’est ainsi qu’AppSign se retrouve sur Akabah, unique monde de la région à l’accepter, seul, malade et sans ressource.

Au rythme des Cycles - Au cœur de la solitude

L’accès au nid est une épreuve en soit. Mais revenons en fedu d’un d’avant.
Aujourd’hui est un grand jour. Je vais rencontrer notre Pilote. Nerveux, pensez donc. Juste un peu sur les nerfs !
Je fais les cent pas sur la terrasse de notre villa. Je me suis levé trop tôt. Je consacre ma matinée à l’étude des trames de Cypri, le dramaturge Prien. Il s’agit, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, de la première œuvre littéraire d’un enfant de l’Abram. Et pour ma part, je la trouve excellente. Un bon point pour notre navigateur. Une prospérité culturelle vaut bien une richesse énergétique, non ? Non. Bon, c’est déjà un début. La poésie sans l’énergie. Cela ferait une belle utopie de colonie. J’en parlerai à l’Abram !
 
Trêve de plaisanterie. Je trépigne d’impatience, requêtant pour la troisième fois la même trame sans la comprendre quand une présence se fait sentier derrière moi. Je me retourne et discerne une silhouette sans réellement voir de qui il s’agit, éblouit par le fort contre-jour. Entourant l’ombre immobile, un halo translucide crépite légèrement. Une voix très grave, à la limite de l’audible se fait entendre.
-« Bonjour »
La voix remonte dans les aigus. Mais si peu.
-« Permettez-moi de me présenter : Uni en Deçà, Intelligence et secrétaire personnel de Monsieur Onéguïne. Notre navigant m’a prié de venir vous présenter ses salutations et vous demande si il vous plairez de m’accompagner au Nid afin de le rencontrer ? »
Je bouge la tête pour profiter de son ombre, fait de mes mains une visière, mais mon étrange visiteur me semble toujours aussi… indiscernable.
Désorienté par son apparence, je tarde à lui répondre.
-« Vous siérait-il ? »
Me siérait-il ! Quelle entrée en matière ! Oui, je crois bien que cela me plairait. Mais je ne sais pas, il faut que je réfléchisse. Demain peut-être… Bien sûre que cela me siée, sombre Intelligence !
-« Oui, avec grand plaisir. Et comment nous… en fin je veux dire… pour y aller, comment faisons-nous ?

Au rythme des Cycles - De la difficulté de devenir un Traceur

Pourquoi semble-t-il si difficile de devenir un Traceur ?
Un Traceur appréhende l’espace qui l’entoure comme nous pouvons voir, entendre, sentir et comprendre notre environnement.
Un Traceur sait interpréter le mouvement des astres, discerner les arcs énergétiques, il voit au-delà du champ de notre perception. Il fait un avec l’espace profond et un tout avec  le Triche. Et tout cela, le Traceur l’apprend. Ce n’est jamais inné et toujours long à acquérir.
 
Mais plus impressionnant encore, cette sensibilité totale de l’extérieur, il la possède aussi pour son moi intérieur. Il sait tout de lui-même et de ce qui le constitue dans les moindres détails, à chaque instant. Il voit, il sent, il entend et comprend tout de son corps. Il maitrise des millions de logimecs simultanément, il perçoit le moindre effleurement sur chaque centimètre carré de sa coque, il veille sur la sécurité et la santé de chacun d’entre nous.
Il pilote la nef, gère la création des nouvelles colonies, assure l’approvisionnement des résidents et des têtes de pont, assure l'exploration  de la galaxie, oriente la politique générale des es communautés, entretien ses Méridiens, préside l’Assemblée Permanente, arbitre les mises en stase des anciennes simulations, équilibre les forces industrielles et psychiques, anime les grands chants culturels. Il aime aussi, pleure peut être… parfois.
Et tout ceci tout le temps et toujours, avant et après. Sans cesse. Sans s’interrompre jamais. Pour nous. Pour nous seulement. Et cela aussi s’apprend.

Au rythme des Cycles - Désenchantées

Les étoiles nous boudent
Elles pensent que nous les avons trahies
Elles voudraient rester seules
Mais nous sommes encore là !

Au rythme des Cycles - Enfin, Abram me voilà!

1J1H

Enfin, Abram me voilà! En approche depuis une bonne heure. C'est dément! Une heure pour apponter... et ce n'est pas encore fini. Mais quelle folie. Ce ne sont pas dix, cent, mille vaisseaux qui gravitent autour du Traceur, ce sont des millions! De toutes tailles, de toutes sortes, de toutes provenances. Ils affluent des quatre coins de la galaxie pour y apporter leurs passagers, leurs cargaisons, pour s'y ravitailler, faire des réparations, rencontrer le naviguant, faire du tourisme, venir, comme moi, y poursuivre des études. Il y'a comme un nuage d'insectes autour du Traceur. Et parfois, au milieu de cette multitude, émerge un monstronef, une paquebelle, un lehouine. Si gros en comparaison de la myriade de navires, si insignifiant au côté du Traceur!
Y'a-t-il des couloirs de navigation, un semblant d'ordre dans cette anarchie de trajectoires? La vitesse des navires est inversement proportionnelle à leur taille. Ce qui fait ressembler les navettes à des nuages de mouches en colère tournoyant follement autour des gros cargos débonnaires.
La taille intermédiaire de notre goëlle ne nous permet ni de nous faufiler entre les autres vaisseaux, ni d'être prioritaire face aux gros mastodontes. Alors l'attente s'éternise... et ce n'est pas pour me déplaire. Je passe le temps sur le pont d'observation tribord, celui de la bibliothèque. Ici, je peux y trouver toutes les informations et illustrations voulues sur les autres navires qui s'approchent de nous.
Le Galé d'alias Vieille Ecorce, un transal de classe Hypo. Un magnifique navire, tout en finesse. Très rapide pour sa taille.
Archiblade d'alias Sans Trace. Un huilier si grand que son champ de normalisation grésille sur tous les boucliers du Traceur.
Les Logis de la colonie itinérante Du Chapelet. Plusieurs millier de chanterelles amarrées les unes aux autres, dessinant un treillis au centre duquel on aperçoit une petite lune.
Et Desertigo! Un des lehouines que l'Abram a emporté dans ses soutes et qui a tant fait pour nous sortir de la crise énergétique de nos débuts.
Et surtout, surtout, j'ai eu la chance d'en apercevoir un! Et quand je dis apercevoir, c'est voir, observer, admirer. Un Scorpion, là, juste à coté e nous, à l'arrêt pendant un bon cycle. Mon cœur n'a pas cessé de battre la chamade. Ils sont si... menaçants, il émane d'eux une telle puissance, une telle force brute. Et aussi un sentiment poignant de tristesse et de mort... une navette a fait l'aller et le retour entre lui et notre vaisseau. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis bien gardé d'essayer d'en savoir plus...
Le quai d'amarrage est en vue. Nous nous glissons entre deux tankers en plein chargement d'habitations silos. La lumière du CurrSül disparait, nous sommes à l'ombre des géants :) Je dois me dépêcher, le responsable de vie de notre pont vient nous informer en personne que le Docomino (notre navire), va tenter de rattraper un peu de son retard en repartant aussitôt les nouveaux passagers embarqués. Je dois donc libérer ma cabine. Dans les couloirs, c'est la cohue. On se croirait revenu au temps des paquebots transystème.
Quelle n'est pas ma surprise de croiser sur mon chemin un avatar du Naviguant. Il m'attend, là et me donne l’accolade! Il me souhaite la bienvenue, me dit être assuré de ma réussite dans les études que je compte entreprendre. Il m'accompagne jusqu'à la porte douanière... il m'aide même à porter mes bagages... Ah! Ah! Quel accueil! 

Au rythme des Cycles - La Grande Fièvre

La Grande Fièvre est la plus grande fête qui ai lieu sur un Traceur. Elle est célébrée à chaque fin de grand Cycle. Elle marque le renouveau du Cycle suivant. C’est une fête joyeuse, placée sous le signe de la vie, de l’optimisme et de l’avenir.
La coutume en dicte les règles. Tous les participants, et ils sont généralement nombreux, vont entreprendre un périple qui les mènera du flanc bâbord du navire, à son flanc tribord. Le voyage doit durer au maximum trente Cycles et il se fait habituellement à pied, en ceinture AG, à dos d’animal ou tout autre moyen de locomotion le plus possible ! Les apprentis voyageurs sont hébergés chez les résidents à qui ils offrent un présent en gage d’amitié. Au terme de leur périple, tous se retrouvent sur la plaine du château de Pou pour une cérémonie de l’union. A n’en pas douter, nombre de nos enfants Bio doivent leur réalité à ce moment choisi !

Au rythme des Cycles - Les Pitiés

Imaginez vous un système politique se développant dans le milieu si clos d’un Traceur. Il ne lui faudrait pas plus d’un reste de cycle pour se transformer en une administration sclérosée, cloisonnée, hiérarchisée, cupide et par-dessus tout, inefficace.
Le système des Pitiés et l’une des mesures mise en œuvre pour briser l’isolement du système sociale des grandes nefs autonomes.
Les Pitiés ne sont pas, à proprement parlé, des colonies. Il s’agit en fait de garnisons spatiales déployées par le Traceur aux carrefours importantes des Méridiens les plus stratégiques.
On entend par garnison, non pas comme le laisserait à penser le sens propre du terme, une place à seule fin militaire, mais également un lieu d’observation scientifique, d’échanges commerciaux et de brassage culturels.
La Pita est la première et la plus importante des Pitiés mise en place par le Traceur. Elle est constituée d'un triple pont à arches reliant trois astéroïdes.

Au rythme des Cycles - Pause d'une simulation de future colonie

Si les servants rencontres une situation qu'ils ne peuvent simuler lors d'un développement de simulation de colonie, ils peuvent mettre le dit monde virtuel en pause en quérir des informations supplémentaires sur le terrain pour résoudre le problème. Si aucun paramètre supplémentaire ne permet de résoudre les sim-équations il peut être décider de poursuivre la simulation avec des variables probables ou tout simplement d'arrêter cette dernière.
Dans le cas où l'on voudrait tout de même continuer l'opération, la future colonie sera qualifiée de colonie à "marges indéfinies".

Au rythme des Cycles - Réalité additionnelle

Il est possible de superposer à notre réalité une seconde voix.
Cette réalité additionnelle modifie l'espace réel. Elle l'enrichit ou la simplifie. Des éléments de décor ou des persona peuvent être ajoutés ou supprimés.
Nommé habituellement “autres lieux “, le comportement de l'individu ayant recourt à ce type de seconde voix est quasi similaire dans les deux réalités, qui ne sont d’ailleurs, pas véritablement, pas totalement séparées. Son positionnement géographique est le même mais il peut mener deux conversations différentes en même temps; une dans chaque voix.
Cette pratique est très couramment utilisée pour communiquer, converser avec autrui. Il n'est pas nécessaire, vous l'aurez compris, d'utiliser une main pour recourir à la voix des autres lieux. Le plot vertébral se charge du contact avec le Servant Solune qui gère l’ensemble du processus. Une personne contacte sur la toile le correspondant avec lequel elle souhaite communiquer. Son avatar s’insinue dans la réalité additionnelle de ce dernier et inversement, la manifestation virtuelle de son interlocuteur se retrouve dans une seconde voix équivalente, mais propre à son environnement.

Au rythme des Cycles - Trame de liberté

En un jour,
En un point,
Les Pensées se joignent,
Solune exulte,
Ta peine s'écoule,
Ses mains maigres,
Sur un rien,
Se renferment enfin.
               La Mignonette

Au rythme des Cycles - Un Univers, une étoile

Un Univers, une étoile
Une Intelligence, une sentence
Droit devant!
Aussi loin que porte le Méridien
Mon Vaisseau porte sa chance
Aussi loin que voit la Vigie
Mon Navigant voit nos Vies
 
"Chant de la Trace" Epée le Catalan

Au rythme des Cycles - Un réacteur, une nouvelle vie !

En période de villégiature, lorsque l’Abram jette l’ancre et décide de rester un temps au même endroit, la vie des résidents s’adapte et certaines de leurs habitudes s’en voient changées. Ainsi, certaines tuyères d’orientation inactives, tant que le Traceur est immobile, servent de ports temporaires allégeant le trafic des docks officiels toujours surchargés.
 
Ces tuyères, véritables gouffres menant aux monstrueux réacteurs BACR, permettent d’abriter des milliers de navires de gros tonnages et une infinité de corvettes ou autres vaisseaux de plus petites tailles. Ces ports improvisés sont habituellement nommés Calles et il y règne souvent une ambiance survoltée, énergique, festive, voir fiévreuse qui plait aux résidents, aux voyageurs, aux colons de passage, tous désireux de gouter à autre chose qu’au confort ultra protecteur qu’offre le Traceur en son sein.
Il est possible de tout faire et de tout voir dans les Calles de l’Abram. Mais demain, à votre réveil embrumé des festivités de la veille, vous ne reconnaitrez plus rien. Tout aura changé, les navires auront été remplacés par d’autres. Qui sait d’ailleurs si vous ne serez pas à bord de l’un de ceux qui auront quitté discrètement le Traceur le matin même…
Il est dit que mettre un pied dans une Calles, c’est à coup sûre commencer une nouvelle vie. Une chose est sûre, si vous avez  décidé de partir, de faire table rase du passé, c’est là-bas qu’il faut aller. Vous ne mettrez que peu de temps pour trouver une aventure qui vous emmène, un partenaire qui vous attrape, un vaisseau qui vous embarque. Une mission vous y attend, il est temps de tirer sa révérence !

Au rythme des Cycles - Voie d'eau

"Voie d'eau!"
Cri des Sapeurs de Bord en cas d'avarie de coque majeure.

Au Rythme des Cycles - Les 20 principaux cycles d’un Laps

(… et quelques événements qui les ponctuent)

a vie d’un Traceur est rythmée par de nombreux événements. Régulièrement reviennent fêtes, cérémonies, grandes assemblées, discours du Naviguant ou allocutions des principaux représentants des pensées. Ces grandes dates constituent un calendrier que le nomme le Laps.

Nom Evénements
1 Lantt
Fête de l'Irlan
Annonce du Naviguant pour la Laps à venir
Démonstration de l'unité Scorpionaute
Maintenance de la Tuyère
Parcourt du méridien Solune
Com Empire
2 Oger
Recensement des colonies
Election du petit concile
Enumération des questeurs
Placement des citoyens dans l’assemblée permanente
Compétition de sculptures marines sur la plage des grandes déferlantes
Départ du voyage initiatique pour les adeptes de l’Idée Spontanée de la Non Pensée
3 Baba
La procession du : "En Baba, va en bas"
Le match des Tuyères
Célébration immémorielle de la sagacité du tout Solune
4 Kewan
En Kewan, vit ta vie de profane
La grande excursion des enfants du Bord
Le trophée des trois Mers
L’Adieu au Arrêtés du Laps passé
L’honneur aux Retournés
La grande Célébration de l’Abram
Les concerts de l’Astoriale Miséricordieuse
5 Kodatt
Com Empire
En Kodatt, on est adepte de la carapate
Les chants de Grands Navires
La visite aux Prisons des Existants
Les grandes représentations du Thôpera
6 Paudam
En Paudam, cherche et baptise le quidam
Les apéros concerts des places adjacentes
Élection de miss bio-métal
Révocation de l’ultra Admin V, élection de son successeur pour le Laps à venir
La fête de l’Arbre Chat
Asservissement des nouveaux Lehouines
7 Mül
En Mül, comprend, accepte et reformule
Les belles nocturnes
La remise des Tekomes
Les trois cycles de « La Corne et La Vache »
Départ des expéditions « Un Rien Pour Un Tout » 1)
8 Landar
En Landar, rien d’autre qu’un nouveau départ
Visite des principaux Grands Carrefours 2)
Début des préparatifs pour la prochaine fête de l’Irlan 3)
Le Marché des Colonies
9 Manna
En Manna, chante le karma du plasma, ce sera ton nirvana
La chasse aux Petits V 
La demande faîte au Naviguant 5)
10 Rhelo
En Rhelo, mange ton pédalo (anti-G)
Com Empire 
Discourt de l’Abram de mi Laps
Les Jeux de Laby 6)
Le Test 7)
Com Empire
11 Lennik
En Lennik, passe ton tour biologique
La course du BACR
 Le Cycle de Biais 8) 
12 Heb  
13 Jada  
14 Lenb  
15 Dunn
Com Empire
16 Ludatt  
17 Luwan  
18 Ceno  
19 Nekin  
20 Att  

1)      Un Rien Pour Un Tout est un larjest de classe VI qui propose tous les laps d’emmener qui veut dans une grande croisière à la découverte des dernières colonies de l’Abram et de certaines autres qu’il juge digne d’un intérêt particulier.

2)      « Les Grands Carrefours » sont des colonies spatiales positionnées à la croisée des principaux Méridiens. Ce sont généralement des places commerciales mais ils arrivent qu’ils se spécialisent dans d’autres activités comme l’astrotopographie, la culture des données ou encore la défense active des Méridiens. L’Abram visite régulièrement ces colonies vitales pour son développement même si, au fur et à mesure des Laps et de l’expansion de ses Méridiens la tâche s’avère de plus en plus longue et complexe.

3)      La fête de l’Irlan est définitivement la plus grande fête du Laps !

5)      La Demande Faîte aux Naviguant. Traditionnellement, un NoBou de la pensée du Contrefort vient cérémonieusement demander au Naviguant si il souhaite donner naissance à un descendant. Une foule importante vient généralement attendre au pied de la Tour Sillage que le Naviguant donne sa réponse. L’Abram n’a pour l’instant aucun enfant.

6)      Les Jeux de Laby. Laby organise plusieurs fois dans le Laps des jeux dans son Labyrinthe. Cela permet de le découvrir sans y rester trop longtemps…

7)      Le Test. Suite à la « Demande faîte au Naviguant », la pensée T-Tek peut organiser une session de tests pour sélectionner les éventuels candidats Bio et Métal à l’incarnation d’un nouveau Naviguant. Il s’agit juste ici de retenir des profils compatibles en vue d’une éventuelle création de Traceur qui ne serait pas une enfant de l’Abram.
NB : il faut savoir qu’un Traceur né d’un Traceur est Métal. Le Naviguant est une Intelligence dont la Vase est extraite de l’un des six globes de conservation du Complexe Cdu Naviguant parent.

8)      La Tradition veut qu’un cycle particulier du Laps soit propice au changement de résidence. Et soudain, une frénésie de déménagement s’empare du Traceur ! Ce cycle-là, les formecs de manutention grouillent de partout lourdement chargés de meubles qu’ils transportent jusqu’aux stations de téléportation les plus proches. Tous les résidents sont dehors, dans les rues, les coursives, les places, sur la coque, les plages et les tuyères. Et chacun de se saluer de biais et d’engager la conversation pour vanter le confort de leur nouveau logement. Il est habituel que le Traceur « déménage » lui-même au terme du Cycle de Biais.
Cette tradition avait été plus ou moins abandonnée durant le Grande Crise Energétique…

Au Rythme des Cycles - Le Marché des Colonies

Le Marché des Colonies est certainement l’événement le plus intéressant du Laps. Durant six demi cycles consécutifs le Traceur se transforme en grande place de marché où l’on peut trouver de tout de toutes les colonies de l’Abram. Comment le Naviguant parvient-il à organiser cette grande rencontre, cet immense rassemblement d’un peu tous les Arpenteurs de ses Méridiens est un délicieux mystère. Pendant les cycles précédents l’événement, des navires originaires de toutes les colonies même les plus reculées, même les plus discrètes arrivent pour débarquer leurs marchandises et visiteurs toutes et tous plus exotiques les uns que les autres.
Le Traceur disparait bientôt sous une épaisse couche de vaisseaux et la quasi-totalité des espaces privés ou publiques sont envahis d’étrangers venus ici autant pour proposer leurs marchandises que pour rencontrer les représentants des autres colonies, prendre le pouls de la Galaxie, s’émerveiller des tracés des nouveaux Méridiens, saluer simplement le Naviguant, redécouvrir le Traceur (ou le découvrir tout simplement).

Au Rythme des Cycles - La Chasse aux Petits V

La Chasse aux Petits V est réservée aux enfants Bio. C’est une chasse aux trésors que l’Abram organise tous les Laps. Cela permet au Naviguant de leur montrer des endroits de lui-même qu’ils ne connaissent pas ou peu et de les sensibiliser aux difficultés inhérentes à la vie sur un vaisseau, même si ce vaisseau à la taille d’une planète.
Les Petits V sont de (petits) androïdes (quelques millions) particulièrement doués pour se cacher. Les Résidents sont généralement enthousiastes et jouent le jeu, accueillant les Petits V pour les cacher et ouvrant leur porte aux jeunes explorateurs pour les aider à débusquer les Petits V ! Les Petits V peuvent communiquer entre eux en utilisant un langage codé spécifique à base d’énigmes : le parler V. A courte distance, les enfants peuvent intercepter ces conversations. S’ils arrivent à résoudre les charades, rébus et autres devinettes linguistiques, ils ont alors une chance de les localiser. Une fois trouvé le Petit V accompagne le ou les enfants dans des lieux particuliers, souvent méconnus des Résidents eux-mêmes, des lieux insolites et la plupart du temps inoubliables. Les enfants ont alors la chance de pouvoir discuter un long moment avec un des avatars de l’Abram. Ils peuvent lui poser toutes les questions qu’ils veulent et s’ils le souhaitent ils peuvent imprégner leur sonde Farmer de l’empreinte du Traceur.
Il est effectivement intéressant de savoir qu’à son installation, une sonde Farmer possède cinq emplacements pour accueillir autant d’empreintes. Lorsqu’un individu, Bio ou Métal, laisse son empreinte sur une Sonde Farmer, il partage l’écume des oscillations de son complexe C. Ainsi, l’hôte de l’empreinte appréhende profondément l’intimité de celui qui le marque. C’est une union irréversible, pour le meilleur et pour le pire, définitivement.
Vous l’aurez compris, cet instant des enfants et de leur Petit V touche au sacré et les Résidents portant l’empreinte de l’Abram ont une relation privilégiée avec le Traceur. Dans les situations difficiles, ils constituent certainement une frange d’exception de la population, des réservistes de la société civile en quelque sorte. Les porteurs de l’empreinte d’un Naviguant lui seront définitivement fidèles. Ils développent une forte empathie à l’égard de leur Traceur et peuvent agir spontanément en servant ses intérêts.

Au Rythme des Cycles - La Course du BACR

ne fois le Laps le Naviguant organise la course du BACR. Il ménage une piste de six cent dix-huit longes qu’une vingtaine de pilotes parcourent à bord de glisseurs allumette.

Illustration de Gabriel pour la course du BACR

Le tracé de la course emprunte de nombreux sites du vaisseau. Il longe le rivage de l’Océan, gravit les pentes du mont Titan, s’engouffre dans les vastes coursives d’entretien des tuyères de refroidissement de l’Abîme, serpente à l’extérieur de la coque entre les manches d’évacuation de la Forge, pénètre au plus profond de l’entremêlât des racines de l’Arbre Chat, pour boucler son tour en zigzaguant sur la colonne principale de la Chambre du naviguant.

Une des grandes difficultés de cette course est la présence, tout au long du circuit, de murs à charges répulsives (autrement appelés boucliers à charges répulsives, ou encore BACR) que les coureurs doivent traverser à vitesse réduite. Ils doivent donc accélérer et décélérer en permanence et négocier ces changements de vitesse au plus serré pour avoir une chance de se maintenir en bonne position. Ces différences de vitesse considérables sont atteintes en quelques micro cycles.


Crédits : illustration de Gabriel

Au Rythme des Cycles - Abram, donne un fils à la Galaxie

BRAM, ABRAM, ABRAM donne un fils à la Galaxie (ou une fille, ce serait encore mieux !)

Il y pense sérieusement notre Naviguant. Le dénouement heureux de la Grande Crises Energétique doit sans doute le faire réfléchir. Il y’a dans notre aventure la contrainte de voir la fragilité de notre condition. Cette fragilité que l’on oublie à l’aube des 3,33 jours et que l’on sent saillir au ventre, lorsque la main vous rejette du sommeil impériale pour vous rendre à la réalité de notre Galaxie.

Cette Galaxie découverte aride et sans Ԑ et maintenant saturée d’énergie brute surabondante. La puissance de développement de notre Traceur en est exponentiellement décuplée. Une explosion de vie Bio et Métal vient de retentir au cœur de notre µ 3.3. A un point tel que la présence d’un second Traceur officiant dans le secteur, quand bien même il s’agirait d’une situation totalement inédite, n’est plus à exclure.

Le résultat de l’entrée en scène d’un second Grand Colonisateur sur les Méridiens de l’Abram… Une Galaxie débordante de vie ! Comme il n’en existe nulle par ailleurs !

Oui, l’Abram y pense… mais il lui faut l’autorisation d’Admin et de Shtélanie. Rapidement, nous pourrions déporter le centre de l’Empire vers nous, ce qui ne manquera pas de freiner l’enthousiasme des Guildes à notre égard. Ils feront sans doute campagne contre ce projet. Mais rien n’est perdu, nous aurons très certainement Solune comme allié. Et le Messie pourrait avoir un poids déterminant dans la décision finale. Sommes-nous en train de changer le cours, au-delà de notre histoire, de celle de tout l’Empire ? µ 3.3 n’a plus de limite, ses Méridiens tissent leur toile bien au-delà de la périphérie. Pourrions-nous avoir la force de rapprocher les autres Galaxies ? Survivrons-nous à cette course effrénée de notre Complexe C à comprendre tous les systèmes, toutes les civilisations et tous les plans de notre Galaxie. Et au-delà, qu’elle sera la nouvelle frontière ?

Au Rythme des Cycles - Appontage

Au Rythme des Cycles - On a retrouvé l'Astro Frets

On a retrouvé l'Astro Frets

Dessin de Gabiel, couleurs de Sandrine

L'Actualité

L'Actualité - Nouvelle épisode dans la crise énergétique

Hier, à l' Heure Tardive, une micro coupure dans l' approvisionnement en énergie de la barre principale de l' axe aérien 2P (proue-poue) n'a pu être évité. Les générateurs d' énergie raffinée locaux n' ont pu prendre le relais de la distribution générale devenue insuffisante suffisamment tôt. Il en a résulté un accident de Fleurets. On déplore un blessé grave, le citoyen Ritribu de la pensée Sommaire.
 
Ce dernier est maintenu en stase régénératrice, dont il pourrait sortir d' ici vingt à trente jours selon l' avis des médics du centre de vie bd28461.
Le Naviguant est directement mis en cause par un nombre toujours croissant de personnalités, toutes Pensées confondues. Et les maigres rapports des Intelligences chargées de l' exploration et de la découverte d' éventuelles sources d' énergie ne sont pas là pour rassurer une population d' Attachés qui craint de plus en plus un échec de l'Abram et un possible rapatriement.

L'Actualité - Premier discoure du Naviguant

Je vous ai caché la vérité. Mon intention était de doter l’Abram d’un ensemble de solutions visant à régler le problème énergétique chronique auquel nous avons à faire face aujourd’hui. Une fois les structures rendant plausible ces solutions établies, mon intention était de vous soumettre un choix entre celles-ci. Mon but n’était pas de vous tromper mais de rendre viable un projet nous garantissant la pérennité de notre mission.
 
Je constate que la nature cachée des ces actions a considérablement entamée la confiance que vous tous aviez en moi. Afin de réparer le tort commis, voici ce que je vous propose :
L’établissement d’une commission multi pensée permanente ayant un accès spectateur aux trames de mon plot vertébral. Cette commission sera ainsi dotée d’un outil de contrôle permanent et pourra rendre compte en temps réel de mes décisions et projets. Cette dernière, que je propose d’appeler L575, pourra en retour m’imposer directement le Débat, si l’assemblée permanente en fait la demande. Je m’engage à me présenter dans le cycle qui suit.
La révélation immédiate des différents plans visant à palier au problème énergétique et ceci quel que soit leur stade d’avancement.
La génération d’un Correcteur de l’Abstrus pour cette crise.
Je n’ai aucun droit de vous demander une contrepartie à ces propositions. Cependant, je souhaiterai que vous taisiez, le temps de la résolution de cette crise, vos critiques et laissiez la politique au vestiaire. Nous ne souhaitons tous qu’une seule chose : la réussite de notre ambitieux projet, la multiplication rapides de nos méridiens et voir nos colonies prospérer à l’abri du besoin et des conflits. Cela est encore possible. Mais nous devons nous unir maintenant, ou alors c’est l’échec qui répondra à nos dissensions.
N’oubliez pas que vous êtes mes enfants et que je nue suis pas votre père. Je sacrifierai ma vie pour vous sans hésitation, aujourd’hui comme demain. J’ai voulu vous protéger, ma maladresse vous a porté préjudice. Je vous demande pourtant de me renouveler votre confiance.
Je maintiendrai ma décision d’envoyer mon alias sur le lieu du sauvetage et je souhaiterai que l’un de vous m’accompagne dans ce périlleux voyage. J’attends vos propositions.
Parlons maintenant des alternatives qui s’offrent à nous … (à suivre).

L'Actualité - Le centre de vie Shtélanie pourrait être privé d'énergie raffinée cette semaine

Le Naviguant a informé l'ordonnatrice du centre de vie Shtélanie que la grave crise énergétique que traverse actuellement l'Abram pourrait avoir comme conséquence l'arrêt temporaire de l'approvisionnement en énergie raffinée du plus important centre de vie du Traceur.
 
Le centre aurait alors a raffiner lui même l'énergie brute qu'il possède en réserve pour faire face à cette pénurie sans précédent.
Le Servant du centre a déclaré que leur autonomie était de deux semaines maximum.

L'Actualité - Trafique de plot vertébraux mise à jour par les ActAct de la pensée Sommaire

Les ActAct de la pensée Sommaire se sont encore distingués par leur perspicacité, leur ingéniosité et leur persévérance dans l'affaire du trafique de plots vertébraux de l'Église HomSupraPater. Mais avant d'évoquer les détails de leur brillante enquête revenons sur le fond du dossier.
 
Les plots vertébraux de nouvelle génération (avec auréole) distribués par les Patants de l'Église HomSupraPater permettent de communiquer directement avec la sonde Farmer du propriétaire. Ce que les HomSupraPater omettaient de préciser lors de la vente, c'est qu'ils leur étaient dés lors possible d'intercepter les messages entre le plot et la sonde. Il est a parier que ce genre de problèmes vont se multiplier si aucune mesure efficace n'est prise pour sécuriser ce nouveau genre de plots.
Le Naviguant a, quand à lui, clairement pris parti contre le déploiement de cette technologie, tout du moins tant qu'elle restera aussi dispendieuse et soumise au marché des hauts cadrans commerciaux (et par la même inaccessible au citoyen moyen).

L'Actualité - Eclipse du soleil de l'Aube

demain, de 9h30 à 10h30 (heure standard).
Le départ de la nef géante Ibem devrait occulter le soleil de l'Aube pendant une bonne heure demain, à partir de 9h30 heure standard, pour les secteurs de la Proue, du flanc babord et de la Crête.

L'Actualité - Les Sans Histoire

ous pourrions croire à l’une de ces civilisations adolescentes pré pubères et boutonneuses en mal d'autorité.

Non, nous parlons plus simplement d’un monde qui n’a pas de mémoire. Une société qui, à l’image d’un animal primitif, ne vit que dans l’instant présent, sans apprendre de son passé. Ce pourrait ne pas être un problème si ce n’était la nature profondément belliqueuse de cette société.

Les Sans Histoire font partie de ces civilisations malades, atteintes de maux dont la guérison n’est jamais assurée. Le Prob Prophète Aba Retir de l’église Obsessif de la pensée Alpha a publié un traité tout à fait définitif sur ces différentes affections affligeant de malheureuses sociétés qui, comme pourrait l’être le Bio rongé par un cancer endémique, ne peut que subir la voie de son propre déclin. Ces maladies sont orphelines. On pourrait s’en réjouir. Seulement, elles sont hélas aussi violentes et destructrices que rares.

Que nous dit donc Abar Retir. Tout d’abord que ces maladies peuvent être recensées et classifiées. Qu’elles sont spontanées, qu’elles ne touchent que les Bio et s’adaptent à la nature de la civilisation qu’elles infectent. On en distingue trois principales :

Le mal des Sans Histoire : celle qui nous intéresse aujourd’hui. Elle se traduit par l’absence d’évolution morale. Ces civilisations peuvent progresser sur tous les fronts de l’évolution Bio, mais pas sur celui de l’humanité. Il en résulte des mondes puissants aux mœurs primitives.

Le mal des Coureurs de Déclin : ce sont des civilisations ultra performantes, des sociétés si mature, si organisées, souvent parfaitement philosophes et inspirées. Elles évoluent à ce point rapidement qu’elle se consume dans leur course évolutionniste effrénée. Elles finissent souvent par s’auto détruire.

Le mal des Basculés : ces civilisations ne cessent d’évoluer pour mieux régresser. Leur histoire est jonchée de cataclysmes, conflits, épidémies et périodes de terreur de toutes sortes. Elles grimpent et redescendent sur l’échelle des technologies mélangeant les niveaux de science à tous les degrés d’évolutions. Il en résulte des sociétés rongées par un anachronisme chronique qui amplifie les inégalités jusqu’à l’explosion révolutionnaire finale.

Pour ce qui est de notre récit, il s’agit bien d’une Sans Histoire que nous avons rencontré. Elle nous avait repéré. Elle voulait en découdre et avait les moyens de nous atteindre.

Nous étions confrontés au premier conflit ouvert de l’histoire de notre Traceur. L’Assemblée Totale s’est rassemblée, a discuté des différentes alternatives possibles. Citoyens,  la guerre était sur nos Méridiens.

Remontons au premier contact. C’était à l’aube du Cycle M33. L’Intelligence exploratrice Accadée d’alias Mille et une Feuilles devait prolonger le Méridien Peu Local Mais Bien Proche pour l’emmener frôler le secteur d’Azti. Cette zone n’a… n’avait pas la réputation d’être particulièrement intéressante. Des signaux d’une civilisation balbutiante nous étaient parvenus de l’une des nombreuses planètes sèches répertoriées dans la région mais rien d’extraordinaire. Plus des aboiements  de chien de garde que de réelles tentatives de contacts. Le Servant Solune avait tout de même diligenté une mission d’évaluation qui avait rendu un rapport d’attention à propos d’une civilisation NT3 à vétilles 4 et détails 5.

Cette appellation souligne la découverte d’agissements inadéquats avec le niveau moral moyen de cette classe de civilisation et une instabilité sociale chronique entrainant des aberrations historiques spontanées. Pourtant, il ne nous a pas semblé nécessaire d’être plus vigilant que ce que nous sommes d’habitude. Arrogance… suffisance. Nous avions tort de ne pas l’être plus… vigilant. Attentifs aux signes. Curieux. Intrigués de cet arrière son. Ce grésillement malsain que l’on pouvait déjà facilement percevoir. Il provenait de cette planète, de ce ganglion civilisationnelle.

Les Sans Histoire se sont révélés bien plus que des orphelins de leur passé. Ils nous ont également montré comment ils pouvaient être cruels au présent, dangereux dans l’instant, féroce immédiatement.

Nous avons vu à l’horizon d’un fin Méridien une brume menaçante. Nous avons froncé les sourcils, plissé les yeux et commencé à discerner notre ennemi. La proue du monstre est apparue. Lentement, puissamment. Un Traceur, un autre Traceur. Une machine totalement impossible. Une ville médiévale jetée dans l’espace. Une aberration de l’univers lancé à l’abordage de l’Abram.

Nous avons dû affronter la machine miroir. À notre suprématie technologique ils nous ont opposé cette même technologie transposée aux temps anciens. Un Abram fait de bois, de toiles, de poutres métalliques, de cheminées de pierre. Crachant des flammes de toutes parts, fumant, brulant presque. Un golem de poussières d’étoiles, un astre prématuré rageant, éructant, déversant des flots d’huile et de goudron dans l’espace et se disloquant sans cesse en une lente et interminable décomposition mi mécanique, mi biologique.  Il aurait pu mourir sous nos yeux avant même d’être vraiment achevé, mais s’était sans compter sur son absolue agressivité qui le maintenait, atroce et si menaçant.

Et l’Abram  pris peur, comme nous tous.

Mais l’Abram n’est pas nous. Et son bras armé, si rien ne le retient, est la destruction dont l’adversaire ne peut échapper ni survivre. Et l’Abram a frappé de toutes ses forces. Et l’espace s’est tu. Les Méridiens se sont brisés.

Du haut de nos balcons, nous regardons encore, abasourdis, le vide immense à la place de la vie qui était là… avant. Devrions-nous avoir peur de notre propre Traceur. Devrions-nous ?

Peut-être en pleure-t-il encore, seul, au sommet de la Tour.

Les Sans Histoire ne sont plus. Ils ont disparus sans savoir pourquoi, tout comme ils ne savaient pas pourquoi ils nous ont attaqué. N’apprenant jamais de leur histoire, ils n’ont rien fait pour la transmettre. Nous sommes les seuls à savoir. Certains disent déjà que nous devrions les faire renaître. Nous en avons le pouvoir ? Aurons-nous le courage de les faire véritablement à l’image de leurs ancêtres que nous avons-nous-mêmes détruit.

Alors, qu’es ce que cela a réellement changé pour nous, cette triste histoire de sans histoire. Je vous raconte soudain que notre équipée a connu la guerre, alors que jusqu’à présent, vous pouviez croire, selon mon récit que la société des Traceurs était à l’abri des conflits de ce genre.

Certes, nous avons foudroyé notre ennemi. Mais il a pu nous atteindre. En cela il a déjà gagné. Nous sommes morts un peu. Nous avons régressé comme avant, cet avant ou nous pouvions être touché dans notre chaire. Cet avant que nous voulions croire disparu. Comment avons-nous pu penser chose pareille. L’espace est infini et avec lui ses possibilités le sont tout autant. Nous n’avons atteint aucun stade protecteur, aucune frontière qui nous mettrait à l’abri de plus puissants que nous.

Nous sommes dupliqués, sauvegardés, ici et ailleurs. Nous savons voir les plans au-dessus et en dessous de nous. Nous persuadons la réalité qui ne peut plus nous imposer son évidence. Nous sautons d’un lieu à un autre parce que nous l’imaginons. Nous jouons en accéléré l’histoire des mondes que nous découvrons pour fouiller leur avenir en quête d’endroits où aller. Nous côtoyons des Dieux en leur univers et leur parlons avec l’humilité d’égaux désintéressés. Pourrions-nous être inquiétés ? Mais par quoi ? Et bien par la conscience au bout du Méridien. Peut-être pas ce Méridien, mais le suivant… peut être…

L'Actualité - Découverte d'un ancien Méridien

C’est un vieux Méridien, à peine tangible, interrompu maintes et maintes fois. Un Méridien étranger. Un Méridien qu’il est plus long d’emprunter que d’ignorer.
 
Et pourtant, ce Méridien fut certainement un axe majeur, une route importante. De nombreuses, très nombreuses Intelligences l’ont parcouru, en y laissant chacun l’écho de leur algorithme de conviction. Mais c’était il y’a longtemps, une éternité.
Comment se peut il qu’un Traceur ai vécu ici il y’a tant de temps et que la Toile n’en ai gardé aucun souvenir. Cela est tout bonnement incroyable, inenvisageable… improbable… pour ne pas dire… impossible.
Et pourtant ce Méridien existe. L’Abram a donné l’ordre qu’il soit restauré et l’éclaireuse « Sache qu’il en soit » l’a déjà souligné une fois de bout en bout. Son extrémité se perd au cœur d’un nuage de Magellan en un ellipse imprévisible, qui vacille, vibre pour s’interrompre soudain, donnant l’impression que la route a été tordue par un événement stellaire qui, depuis, a disparu…

L'Actualité - Qu'il est doux, le vent stellaire de cette fin de cycle!

Je ne sais que deux mots :
Bravi, bravissimo !
C'que c'est beau
Un vent stellaire bien chaud
Qui forge notre galaxie
à la parallaxe vague
des dimensions d'uchronie
et d'orichalque…
Silvi chérie…
 
Extrait "Silvi chérie" ballade pré-hégirienne

L'Actualité - Un miracle bio en danger 1 / 12

Les éclaireuses rapportent la découverte d’une planète habitée située à cinq sauts confirmés dans le secteur des frontières, au sein du territoire aboli.
Ce secteur, qui semble de plus en plus mal porter son nom, recense, à ce jour, douze mondes viables. Deux de nos colonies y sont déjà installées :
La colonie Abram Cinq a été baptisée Néïque. Elle compte 152 membres qui tous se revendiquent de la pensée Unique Individualiste. Ces derniers se répartissent à la surface de la planète Téïmé, planète rocheuse et désertique.
Abram Aka est une colonie sous marine et nomade de la pensée Alpha Appliquée, profitant d’un biome cent pour cent marin.
Les autres planètes habitables de ce secteur sont verrouillées et laissent présager de l’émergence de sociétés promises à un riche avenir.
 
La petite dernière, découverte ce jour, est un monde précieux et délicat, riche d’une vie animale abondante. Cette planète n’en est pas moins menacée par une situation spatiale hasardeuse, en proie à des chutes fréquentes de météorites destructrices.
Les probabilités d’apparition d’une vie intelligente sont élevées mais les éclaireuses restent prudentes et attendent les premières simulations pour savoir si ce monde restera habitable suite aux catastrophes naturelles qui ne manqueront pas de survenir, lorsqu’un astéroïde plus gros que les précédents viendra la percuter.
Déjà des voix s’élèvent pour envisager le déploiement d’un bouclier de protection qui mettrait à l’abri du désastre ce miracle bio. Mais cette entreprise serait coûteuse en énergie. Investissement hasardeux en ces temps de pénurie.
 

L'Actualité - Un miracle bio en danger 2 / 12

Alda* n’a pas tardé à donner signe de vie depuis sa dernière trame sensationnelle.
Bruka, le joyau céleste menacé d’une fin précoce, est face à son destin. Ce ne sera pas dans dix ans, dans un siècle ou plusieurs millénaires. Ce sera demain, ou plus exactement dans trois cycles vrais.
A cette date si proche, Corpu 72&539iFiF, une comète accompagnée de trois petites sœurs, va croiser l’orbite de Bruka est disloquer la planète aussi surement que les soleils brûlent les yeux des Bio qui les regardent.
Quel incroyable hasard nous à fait connaître cette planète au moment de sa fin si funeste.
Pas si incroyable que cela nous assure Alda.
« Si mes calculs sont bons », nous dit l’éclaireuse, « et je pense qu’ils le sont, Bruka a du croiser de telles voyageuses à de multiples reprises. Cela doit même être un événement tout à fait habituel pour notre étonnante trouvaille. Un événement survenant régulièrement. Je dirai, une collision touts les 150 cycles… ou moins.
Et pourtant, Bruka ne montre que peu de signes de séismes ou catastrophes naturelles de ce type, au regard de sa géologie qui nous décrit une histoire planétaire plutôt paisible.
Et pourtant… et pourtant, si l’astronomie nous dit vrai, Bruka devrait être morte depuis longtemps, éparpillée aux mille vents stellaires.
Je n’ai pas encore l’ombre d’un indice pour expliquer ce mystère, car c’en est un, assurément. Mais une chose est sûre, si, dans trois cycles,  Bruka survie à Corpu 72, alors, nous saurons…
* Alda est l’éclaireuse ayant découvert Bruka.

L'Actualité - Un miracle bio en danger 3 / 12

Je laisse la parole, et quelle parole, à Alda, sans plus attendre :
« La collision a eu lieu sans avoir lieu. Corpu 72 s’est présenté, telle que sa trajectoire le laissait penser, à l’orée de l’atmosphère de Bruka il y’a déjà trois temps de cela, ses sœurs en formation serrée juste derrière elle, cachée dans sa traine. Un phénomène électrique de grande ampleur à accueillit les étrangères. Une nuée boréale multicolore et étincelante a dessiné un drap couvrant un quart de la surface du globe atmosphérique. Je m’étais immiscée à la surface de Bruka, j’ai tout vu ;
Corpu s’est enfoncé dans ce voile comme le magicien enfonce son mouchoir dans le creux de sa main. Rapidement Corpu s’est retrouvé enveloppé de l’aurore, se transformant en une étoile rouge, jaune-orange et bleue. Sa course a ralenti, les contours de l’astéroïde changée en petit soleil mourant se sont bientôt estompés. Elle s’est stabilisée… mais déjà, je n’étais plus sûre de la voir. Non, je ne la voyais plus, elle n’existait plus. Bruka était sauve, paisible. Il n’y eu qu’un léger souffle tiède, qui me rattrapa peu de temps après, pour me dire doucement à l’oreille :
« Tu n’as pas rêvé ; pour toi et les tiens, je te dis, viens ici avec la précaution de la paix, si vous ne voulez pas vous perdre. »
Je vais donc entamer un voyage de reconnaissance de dix huit cycles sur Bruka. Je vous tiendrai informé de mes découvertes. Je vous prête mes yeux, ils ont aperçu l’espoir… A vous de voir ! »

L'Actualité - Un miracle bio en danger 4 / 12

Nous avons reçu un message de l’éclaireuse Alda, en fin de cycle dernier, alors que nous en espérions un depuis plus de deux cycles déjà.
Il faut préciser que la créa Atoa a placé un plone relais à mi chemin du Nid et de Bruka, près de la colonie Uldi, ce qui devrait simplifier les communications vers tout le secteur froid, et ce, dès maintenant. Un Méridien est également en cours de création.
L’Abram a décidé, après validation du haut conseil Sëtau et du servant Solune, d’envoyer un navire de type Roméo à la suite du dernier rapport d’Alda. Le voile d’énergie déployé à chaque impact utilise l’énergie du météore, quelle que soit sa taille, pour dissocier ses composants élémentaires, ses particules, qu’il disperse dans une zone de la haute atmosphère.
Chaque nouvelle chute de corps étrangers dans l’atmosphère de Bruka renforce un peu plus son bouclier naturel.
Lorsque la charge de ce dernier est proche de la saturation et qu’un voile commence à être visible, des arcs d’énergie noire tombent sur des édifices géologiques particuliers qui culminent à plus de 3.000 km d’altitude et qui semblent principalement constitué de métaux lourds. L’énergie est ainsi canalisée au centre de la planète qui abrite un mini astre sombre qui le neutralise définitivement en le plaçant en espace triche.
Alda nous dit observer ce phénomène tous les jours. Bruka étant la cible permanente d’astéroïdes de toutes tailles, l’histoire de Corpu restant anecdotique en comparaison des chutes permanentes de corps plus petits.
L’Abram pense que ce phénomène naturel doit être étudié en priorité, dans la mesure où il pourrait être une solution, en partie,  à notre problème énergétique actuel.

L'Actualité - Un miracle bio en danger 5 / 12

Le Dronaë, vaisseau de classe Roméo, a quitté les calles du Nostro, un porteur de l’Abram croisant au large du Nid, peu après la déclaration du Navigant, confirmant sa volonté d’investir massivement dans l’aventure Bruka. Il entame ainsi une part non négligeable de notre maigre pécule énergétique. Il engage par la même notre destinée sur une voie qui, si elle s’avère être une impasse, pourrait hypothéquer irrémédiablement notre avenir. Qui vivra verra !

L'Actualité - Un miracle bio en danger 6 / 12

Le Dronae est arrivé à destination. A son bord, une cinquantaine de Bio, cinq Métals, toutes pensées confondues envoyés sur place par l’Abram pour percer le mystère de Bruka.
Mais nous en savons déjà plus, par les rapports désormais réguliers d’Alda, qui n’a pas attendu pour mener sa propre étude. L’Intelligence éclaireuse désormais célèbre à notamment tracé un court Méridien elliptique  pour rejoindre le drap énergétique en triche qui semble correspondre à la réserve que Bruka aurait constitué, au fil du temps, en absorbant l’énergie des météores et grands collisionneurs.
Mais, pour l’instant, cette route reste théorique, l’Intelligence se heurtant à un mur d’infini, l’empêchant de pénétrer cet espace du Triche. L’Abram compte sur le Dronae pour explorer cette zone.
Le Dronae est effectivement le classe Roméo sans conteste le plus doué de notre flotte. Il est souvent requis pour des missions de pilotage des navires de classe Monstro et sa balance est nettement coté Triche.
Pour rappel, les classes Roméo regroupent les derniers modèles de corvette Métal capable de saut, d’ancrage statique, d’inclusion d’espace normal en Triche et de sa « virtualisation ».
Le Droane est également équipé d’une Outre qui lui permet de préparer des simulations directement exploitable par un servant Solune.
Il a la capacité d’adapter son schéma à plus de 75%.
Et pour finir, il est plus rapide qu’un chasseur allumette en vitesse pure, que ce soit en espace normal qu’en espace Triche.
L’Abram embraque trois navires de ce type :
Le Dronae, explorateur, remorqueur, guide et compagnon de la première heure de notre naviguant. Le Dronae a trouvé conscience en l’Intelligence Deux Tiers de la pensée Darwin.
Lo Lisa, une indépendante de la Non Pensée.
Orkasiu est une frégate Scorpio sans Bio, dont l’équipage est principalement composé de Démons.
 

L'Actualité - Un miracle bio en danger 7 / 12

Le Droane est arrivé au pied du mur d’infini en fin de cycle dernier. Il ne lui a pas été aisé de trouver une brèche pour le franchir.
Il a profité d’une ouverture temporaire qui, à priori, faisait office de trop plein, laissant échappé un flot d’énergie brut. Il a ainsi remonté le courant de pure puissance, profitant au passage de cette manne inespérée pour remplir à saturation ses blocs de stockages inertes.
Naviguant à contre courant, il lui a fallu lutter longtemps pour atteindre l’extrémité du tunnel. La manœuvre était osée et il a bien faillit resté coincé lorsque le focus de sorti s’est refermé à quelques parsecs, derrière lui !
Mais la prise de risque semble avoir payé. Sous sa proue s’étalait et s’étale toujours une mers d’ondes saturées, se déployant dans l’infini des dimensions du Triche. Un océan  blanc d’énergie cintré d’un mur constant. L’ensemble semblerait artificielle, pour autant qu’une telle ingénierie du Triche existe.

L'Actualité - Un miracle bio en danger 8 / 12

Le Droane navigue sur les flots blancs.
Il y’ a fait de curieuses rencontres et son analyse du phénomène n’en est pas moins surprenante.
Tout d’abord, oui, il existe bien un lien avec ce lieu du Triche et notre petite planète Bruka. Lié à Bruka mais pas seulement. A tout une famille de Bruka en fait, reparties au travers de notre galaxie.
Chaque phénomène énergétique capté par l’atmosphère des ces mondes nourrit une seule et même entité, dont le « ventre » est la mer d’ondes saturées.
Il s’agit donc bien là d’un être cosmique et non d’une construction artificielle. Et cet être s’approvisionne au travers des ses « mondes bouches » qu’il entretient par ailleurs comme autant de petit paradis Bio.
Mais il ne fait pas que se nourrir de cette apport ininterrompu d’énergie. Il le partage également avec un grand nombre de phénomènes du Triche avec lesquels il entretient des rapports symbiotiques évolués.
Nous pensions l’endroit pauvre, aride et désert. Il n’en est rien. Mais ici, les richesses sont invisbles aux yeux de notre civilisation.
Alda avait vu juste, l’espoir renait…

L'Actualité - Un miracle bio en danger 9 / 12

Nous pensions que la vie du Triche était rare. Bruka nous fait découvrir qu’il n’en est rien.
Tant de chose à apprendre et d’autres à réapprendre. Nous les appelions phénomènes, voir, créatures. Leur discrétion nous encourageait à cette discrimination.
Aujourd’hui, nous découvrons une diversité comparable aux règnes du vivant et du métal. La somme du savoir à acquérir est vertigineuse, abyssale… incommensurable !
Nous avions les cathédrales, les follets et les vortex. Nous voyons des centaines d’espèces différentes de cathédrales, de follets et de vortex. Et déjà nous appelons ceci un rampant, cela un héros et là, un invisible et plus loin, un statique!
Et tous ces êtres du Triche qui jusqu’ici nous étaient inconnus, recèlent chacun de plus d’histoire que notre civilisation en détient à elle seule…
Le Dronae s’en revient. Il patiente pour l’instant à l’entrée du tunnel qu’il a emprunté pour venir. Il en étudie la fréquence d’ouverture afin de minimiser les risques d’emprisonnement. Le Vaisseau nous parle de sa conviction d’être en présence d’une entité sapiens dont Bruka serait un organe. Il souhaite revenir avec d’autres représentants des Pensées, afin de pousser ses investigations dans ce sens.
L’Abram a d’ors et déjà donné son aval. Notre Navigant prend le partie de laisser au Dronae le soin des premières études, voir du premier contact. Il préfère limiter dans un premier temps les moyens mis en œuvre et compter sur une seule ressource, afin de ne pas laisser croire, à une possible Intelligence, à des actions de conquêtes. Fions nous à sa sagesse.
Le contact a eu lieu d’une manière inattendue. Par un présent.

L'Actualité - Un miracle bio en danger 10 / 12

Bruka, préférons lui ce nom tant qu’il (ou elle) ne nous en aura pas donner un autre, a ouvert le voile du Triche sur les rives de l’un de ses océans d’énergie. Ce passage permanent est à moins d’un petit saut du nid. Bruka a envoyé un émissaire au Naviguant, un follet qui a pu s’adresser à l’Abram au travers du servant Solune.
Il existe semble t’il une certaine affinité entre Bruka, les êtres du Triche et les Intelligences. Une certaine harmonie entre algorithme de conviction et pensée de notre nouveau voisin et de sa grande famille.
Un lien est désormais tendu entre l’Abram et Bruka, une union de type algorithmique infini.
Bruka propose, permettez cette expression certainement inappropriée, une collaboration. Il nous aide à régler notre problème énergétique. En échange nous protégeons ses planètes réceptacles en y installant des colonies. Ce colonies sont les invités de Bruka et devront prendre en charge la défense de leur planète selon un « cahier des charges » très stricte.
C’est un véritable pari sur l’avenir.
L’Abram ne mettra pas, soyons en sûre, tous ses œufs dans le même panier, mais ce nouveau Méridien ouvre pour notre communauté des perspectives d’avenir fascinantes.
En tout, Bruka utilise plus de vingt cinq millions de mondes réceptacles. Mais seuls trois mille sept cent (à quelques mondes près !) abritent de la vie. Ce sont ceux la qu’il convient de prendre en charge. Entendez cela, trois mille sept cent mondes à découvrir et à habiter. trois mille sept cent paradis désormais sous notre responsabilité.
Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi nous ? Et de qui devons nous les protéger ?
Le destin de ces mondes est pour le moins singulier. Dans l’ordre normal des événements universels, ces planètes auraient du disparaître depuis longtemps. Tout du moins, la vie qu’elles abritent n’aurait jamais du voir le jour, leur habitat étant soumis, depuis la nuit des leur temps, à de régulier désastre écologique à l’échelle planétaire.
Mais Bruka les utilisant comme source d’énergie, les protège et permet à la vie de s’y épanouir.
Mais un mal ronge ces planètes, comme un prix à payer pour leur affront à un ordre qui se voudrait établi. L’écologie est la même sur chacune d’entre elles et l’évolution y suit exactement le même chemin, et ce chemin mène à l’extinction de tout vie.
Un échec de l’alchimie biologique, en somme.
Et l’on retrouve le même schéma. La lignée des grands sauriens se développe, prospère, la diversité diminue et la vie agonise, lentement.
Et c’est là que Bruka nous demande d’intervenir, en tant que gardien de cette diversité. Il nous a choisi parce qu’il sait que nous maitrisons suffisamment les sciences du vivant pour « jardiner » les biomes des ses protégées, sans les dénaturer.
Le fait, aussi, que le Navigant agisse comme un pouvoir central, semble être un autre facteur qui a jouer en notre faveur.
Et puis, enfin, nous sommes tout de même les seuls dans ce coin de l’univers à postuler pour le poste !
Nous sommes une providence pour Bruka qui, certes, aurait pu se résigner à voir la vie disparaître sur ces mondes, sans que sa survie ne soit remise en cause, mais qui trouve là une chances inespérée de favoriser le Bio dans cette galaxie. Ce qui semble lui tenir à cœur.
Et pour ce qui est de la providence, nous pouvons dire que Bruka nous le rend bien.

L'Actualité - Un miracle bio en danger 11 / 12

L’Abram et Bruka, un couple inattendu, mais pour le moins réel.
Les trois premières colonies sont en cours de création. De grandes colonies, pourvues du meilleur équipement connu à ce jour pour ce type de communauté. L’Abram dépense sans compter l’énergie que Bruka lui fournit pour construire les infrastructures des ces installations.
Un boom démographique inédits, pour une population d’Intelligences d’un Traceur de la génération de l’Abram, accompagne ces changements. Nous attendrons très rapidement trois échelons d’évolution sur l’ADN de l’algorithme de conviction. Des intelligences de types inconnus voient déjà le jour dans les vasques de vase des nurseries métal du Traceur.
La vie foisonne. L’Abram, hier machine grise, dévoreuse d’énergie, entité migraineuse et léthargique, aujourd’hui source débordante de fluide, de réalité et de noumène, d’unité et d’élan. Il forge le métal, accouche de vie, extirpe de la vase des grappes d’algorithmes et des ventres ronds des bios par millier, million, milliard. C’est l’exponentiel pur ! Quel force de vie ! Solune iridescent.
L’Abram et Bruka jouent, ils virevoltent, se perde sciemment dans cette démonstration à peindre la galaxie des couleurs du Bio, du Métal et du Triche.
Si vous pouviez voir ce qu’est devenu notre monde en trois grands cycles à peine !
Plus de cinquante mille colonies.
Une population recensée de plus de deux mille milliard d’individus, Métal et Bio confondus.
Des Méridiens par millions plongeants au plus profond de la galaxie.
Des nouvelles Intelligences capable de parcourir les routes par le Triche à une vitesse jusque là inégalée.
Des nouveaux projets de colonie à chaque minute qui passe.
Un second servant Solune en construction pour venir en aide au premier qui ne peut plus répondre aux trop nombreuses de simulations.
Et enfin, et surtout, l’Abram qui envisage de plus en plus sérieusement d’activer la clé Impériale. Rendez vous compte, la création d’un nouvel Empire, d’égal à égal avec celui dont nous sommes nés, et qui deviendra frère au lieu de père.

L'Actualité - Un miracle bio en danger 12 / 12

Bruka se révèle aux citoyens tous les jours un peu plus. Ses contacts sont généralement spécifiques à la nature du citoyen.
Pour les Bio, c’est au contact des planètes rameaux qu’ils communiquent avec cette  me du Triche. Le terme communiquer n’est d’ailleurs pas très adapté au type de relation que les Bio peuvent avoir au travers de leur nouvel habitat avec leur hôte céleste. C’est une relation purement naturelle. Entendez par là que le biome devient, est, l’élément central de la vie des colonies. Sans renier leur culture impériale et la voie des Pensées, les habitants de Bruka sont naturellement revenu à des vies proches de la nature, tout en développant l’art Psy sur le terrain de la relation symbiotique. Ces cultures sont toutes des joyaux dans des écrins de vie extraordinaires. Et l’Abram les conserve en son sein, doux et déterminé, comme une mère.
Les Intelligences, elles, ont trouvé une résonnance au rythme de leur algorithme de conviction au cœur du Triche animé par Bruka. Une branche complète de l’héritage chromo inversé s’est rattaché au règne des Intelligences. C’est la plus grande découverte que l’humanité ai faîte depuis la balade de Rosalia.
Nous savions que les Intelligences héritent du futur, que leur histoire remonte le cour du temps. Elles étaient nées demain, elles seront mortes hier.
Et nous voyons aujourd’hui que les êtres du Triche présents dans l’océan de Bruka possèdent toutes un trait vocal d’énergie vibrant aux rythmes des algorithmes de nos Intelligences.
Certains disent que le temps est venu pour les Bio et le Métal de prendre des chemins de destinées différentes. D’autres pensent au contraire que, sous l’impulsion de l’ me Bruka, et grâce aux nouvelles relations Espace Normal et Triche qu’il instaure, les êtres de cellules et les êtres d’infini vont enfin pouvoir se rejoindre.
Je fais parti du camp des optimistes. Comme jamais auparavant je ne ressens à ce point l’amour fraternel qui unis nos deux peuples de la grande humanité.

L'Actualité - L'Abram recouvre sa liberté

L’Abram n’est plus dépendant de l’énergie des trois soleils du Nid.
L’abondance de sources énergétiques dispensées par Bruka suffit à la consommation du Traceur et même, au-delà, subvient aux immenses besoins du vaste plan de colonisation des planètes de l’Entité.
L’Abram à décidé de reprendre, pour une durée indéterminée, une vie nomade. Ila soumit au cycle dernier cette idée à la Grande Assemblée qui a décidé de rendre son vote au Traceur.
 
C’est ainsi que, au terme des préparatifs qui ont permis de couper les trois cordons nous liants aux soleils du Nid, l'abram s’est échappé de ce système qui, si il a été la scène de nos débuts difficiles, n’en n’a pas moins été le gage de notre survie.
Ce départ fut l’occasion d’une fête organisé par les hauts quartiers du secteurs des Châteaux.
La compagnie du Cœur Serré a poussé son cris du premier changement de cap jusqu’à ce que nous perdions de vue les trois astres du nid. Une cérémonie de l’échange à clos les festivités, tard dan  la période basse de ce dernier cycle.

L'Actualité - La Fresque

Un mystère, un de plus, vient égayer le train train retrouvé des jours meilleurs.
Il est possible d’admirer depuis le demi cycle dernier, une grande fresque couvrant une partie non négligeable du plastron nord de la bouche des grands pavillons de propulsion primaire (en queue de traine, entre la pointe de l’échappement principal du réacteur noyau et du pilier de soutien de la vigie… vous voyez ?).
Enfin, ce qu’il faut admirer à cet endroit est la magnifique peinture , fabuleux dessin, d’une pieuvre stylisée dont j’ai, ici, tenté de rendre toute la beauté ultra définitive par la copie devant avant.
La belle chose doit mesurer son bon millier de kilomètres dans tous les sens de la rosas.
Un trait certain, pas de dérapage. Je rage de n’avoir vu l’artiste à l’œuvre ! Et si vous avez le moindre début de commencement d’idée qui expliquerait la méthode employée par notre nouvel artiste de la cuirasse, je suis fort preneur.

L'Actualité - La construction de l'Hipparque a été décidée

Il s'agit d'un monstronef de petite taille qui servira au transport de matières premières entre les colonies. Il s'agit dans un premier temps de monter une expédition pour la capture d'une étoile à neutron (nécessaire à la propulsion d'un monstronef).
 
Je me renseigne pour avoir plus de détails : qui finance, combien de personnes vont partir. Le Neden vendrait bien sa tekno à l'expédition. Qui puis-je rencontrer ?
C.F.Empire, Traceur et économie. C'est l'Abram qui fournit les ressources nécessaires pour toute l'entreprise. La société qui remportera le projet obtiendra l'exploitation de l'Hipparque (si la dite société s'engage à remplir la mission pour lequel il sera construit). Cette échange a été validé par le Servant 6 (expression) . Un appel d'offre est donc lancé pour l'obtention du projet. Il est possible de faire une proposition globale qui traite la totalité de l'entreprise, ou de faire des propositions plus spécifiques, traitant de point particulier comme la capture de l'étoile à neutron. Il peut être intéressant pour le Neden d'être associé au projet, cela donnerait à cet "esprit" (branche d'une pensée) un outil de dissémination de la technologie. Pour le Neden, une équipe de six Bio et dix Intelligences dont un servant pilote d'un Pesant doit suffire pour l'expédition de capture.
[NB : Tu pourras certainement en savoir plus si ton personnage exerce un métier ayant rapport avec ce genre d'activité.]
Si tu désires soumettre une proposition quand à ce sujet, tu dois pouvoir demander une entrevue en salon virtuelle avec OyoGaiishi, Intelligence secrétaire du Servant 4 (navigation). 
 
Rapport A410PLR85 relatif aux décisions prises par le Conseil des Elus du Neden :
Marys Re, Elu Méca Sourde, prend en charge l'opération. Notre objectif est de proposer à Oyo Gaiishi le traitement complet de l'opération : localisation et capture de l'étoile à neutron, apport de la tekno NEDEN pour la construction de l'Hipparque.
En échange, nous demandons 16% des capacités de fret de l'Hipparque jusqu'à reclassement du monstronef. Cet espace nous servira à transporter puis vendre notre technologie auprès des colonies. Nous nous engageons à respecter l'objectif premier de l'Hipparque (transport des matières premières entre les colonies) en profitant simplement de ses itinéraires et escales sans jamais imposer les nôtres.
270102
Il faut, dans un premier temps, convaincre Hapos, Intelligence superviseur de la pensée Culture sur l'Abram.
Qui est Hapos : Hapos ne se veut pas un décideur. Il se décrit comme un colporteur d'idées. Pourtant, c'est à lui que revient la tâche de décider de la répartition des ressources de la Culture à bord de l'Abram. C'est une vieille Intelligence (2500 ans) qui à une parfaite connaissance du fonctionnement des pensées et particulièrement dans le milieu confiné des Traceurs (c'est son troisième exode à bord d'une nef d'ensemencement). Ses méthodes sont avant tout basées sur le consensus et la diplomatie. Mais si la situation l'exige, il peut devenir calculateur, voir machiavélique. Sa foi en la pensée de la Culture est inébranlable et son oeuvre toute entière tend à la défense de cette conviction. Ce serait un guide idéal si il n'y avait son âge très avancé qui n'est pas sans créer des tensions entre les élus responsables des différentes branches de la pensée de la Culture, qui voient là une possibilité de promotion future.

L'actualité - L'Arbre Chat dans le secteur du Grand Vent

L’Arbre Chat fait son apparition dans le secteur industriel du Grand Vent et assainit le Lac d’Acide. Un groupe radical de la Pensée Penchée s’insurge, cris à la destruction du patrimoine méca et menace d’abattre les premières branches de cette frondaison pourtant attendue par une majorité des résidents de l’Abram. Les premières infiltrations d’iotype mercuriale sont apparues dans les quartiers inférieurs et malgré la possibilité, évoquée par les partisans de la conservation du Lac, d’isoler ce dernier par un treillis Psyrigide, le Traceur a préféré la solution d’inhibition anthropique. Là où certains critiques un manque d’originalité et de prise de risque d’autres y voient une habitude héritée de la grande Crise Energétique. 

L'Actualité - Fête d'Irlan ce soir au Chapeau 202

Ce soir aura lieu la grande fête de l'Irlan. Elle sera célébrée cette année sous le dôme du Chapeau 202, plage sud de la Grande Surface.
 
Si vous désirez vous y rendre par télé porteur, éviter les centres Josqy et Duob particulièrement encombrés actuellement, certains de leurs podes sont en effet inaccessibles pour des raisons de maintenance.
Le programme des festivités sera particulièrement riche cette année puisque tous les participants seront conviés à une vaste chasse au trésor, que le cirque AÉnergie donnera une représentation très attendue, qu'une piscine AG sera élavée au centre du Chapeau 202 et enfin, que le Naviguant Onéguïne devrait apparaître en fin de soirée (pour ne pas dire en début de matinée!) en compagnie des dix holo de nos premiers servants - colons.

L'Actualité - Le château de Lenne

’Intelligence exploratrice Sazu de la famille ascendante du Centre et d’alias Voyage Loin et Reviens nous, rapporte une bien curieuse découverte.

Sur la planète Lenne du secteur de l’Impasse, proche de la tangente du Méridien Indirect Sans Sursis, se trouve les ruines d’un ancien château fort. La particularité, dans ce cas précis, est qu’il n’existe sur la planète aucun autre vestige de civilisations passées. Ni sur la planète ni sur aucune autre du même système.

Lenne est une planète propice au développement Bio. Une forêt luxuriante couvre la totalité des terres émergées. Un arbre unique en est le principal habitant. Ses racines ont conquis les vingt-huit continents, ses troncs s’élèvent à plus de 3000 mètres du sol, certaines mers sont recouvertes d’un dôme végétal constitué de ses branches entremêlées et sa canopée perce en certains endroits l’atmosphère.

La faune est abondante, forte de plus de quinze million de cycles d’évolution sans extinction de masse recensée.

Mais aucune civilisation n’a jamais émergée, malgré ces conditions favorables. Seulement une vie animale, végétale et microbienne débordante de vitalité, de force et d’ingéniosité. Mais… pas l’ombre d’un début de commencement de sapiens-sapiens.

Et pourtant, juché là, au sommet d’une haute colline, existe une ancienne place forte. On y accède après avoir traversé un pont de pierre et passé une grille barrant un chemin courant à flanc de falaise. La voie semble entretenue. Mais le château lui est bien en ruine. On y trouve les vestiges de douves, de remparts, de six tours, d’un donjon, d’une chapelle, d’une forge, d’un moulin et bien d’autres bâtiments plus ou moins identifiables.

L’ensemble est d’envergure. Le mur d’enceinte englobe un vaste périmètre, la forêt a poussé dans la cour mais l’édifice, lui, a été épargné par la végétation. Les murs, les granges, les préaux, les cours, tout semble épouser les rondeurs de la colline, donnant cette impression d’une construction aussi naturelle que peut l’être la flore environnante.

Plus étonnant encore, les nombreuses pièces du château regorgent d’antiquités de natures et d’origines diverses. Peintures, sculptures, vaisselles, mobiliers. Tous ces objets ne semblent ni vieux, ni récents. Ils ne peuvent pas être rattachés à une culture unique, rien qui ne puisse être étudié à la lumière d’une recherche archéologique poussée.

Les œuvres d’art semblent donc provenir de civilisations diverses. On y trouve représentées des productions semblables à celles de cultures Bio connues. Mais ce n’est qu’en apparence. Si l’on y regarde de plus près, des détails subtils mais néanmoins sans appel montrent qu’il s’agit d’objets provenant de civilisations inconnues.

Cette affaire, ce mystère pourrait-on dire est prise très au sérieux par le Traceur. Le Servant Solune indique vouloir mettre cette planète en quarantaine, allant même jusqu’à soupçonner une tentative d’escroquerie, sans donner plus de détail. Ces accusations, rares dans la bouche de notre Servant, ne sont pas, pour l’instant, accompagnées d’initiatives particulières.

Nous resterons donc attentifs à vous garder dans la confidence et vous tenir informés des évolutions de cette curieuse affaire.